AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

dimanche 22 juillet 2012

Voisinage : perplexité.


Boulevard Schuman, le souvenir de la famille de Ligonnès hante les esprits. [...]


Il n'est pas un jour sans qu'on lui en parle. Pas un jour sans qu'on demande à ce patron de bar s'il y a du nouveau dans "l'affaire". Lui qui a vue sur cette maison qui a tant fait parler est sans arrêt questionné. Et à tous les journalistes qu'il a vus, qu'il voit et qu'il verra peut-être encore défiler, à tous les curieux qui se posent mille et une questions, il répond peu ou prou la même chose : "On les voyait tous les deux, main dans la main. On n'aurait jamais pu imaginer ça." Pas plus aujourd'hui qu'hier. Rien à faire.

"Nous ne faisions que les croiser ou les apercevoir, mais rien, nous n'avions rien remarqué". Croyez-le bien pourtant : autour du 55 bd Schuman, au bar ou dans les commerces, on a souvent songé à cette famille. Ici beaucoup ont repensé à cet homme, qui n'avait vraiment rien de suspect. "Je me rappelle les discussions que j'avais avec lui", confie un riverain. "Il avait l'air tellement sympa. Il avait le sens de l'humour ce gars. Moi j'aimais bien parler de ses affaires avec lui". Comme d'autres, ce voisin le voyait partir les dimanches soirs et revenir les vendredis. "Aujourd'hui je sais qu'il me racontait sans doute des histoires au sujet de son travail. Apparemment, personne ne sait ce qu'il faisait pendant toutes ces semaines..."

Ici, depuis, les mémoires ont toutes été fouillées. Pour expliquer l'inexplicable, on a recherché un mot, une attitude, un quelque chose qui aurait pu alerter. [...] Rien à faire. [...]

Un an après, associer le visage de ce voisin "sympa" à celui du suspect n°1 reste difficile pour certains. "On n'en sortira pas tant qu'on ne saura pas", soupire un voisin. "Et puis, le fait qu'il reste introuvable nourrit le mystère", abonde un autre. Au café, on aimerait passer à autre chose. Parler concert de Mylène Farmer ou foot-ball. "Mais on y revient toujours...". Rien à faire.


Anne-Hélène Dorison et Rémi Certain - Presse Océan, vendredi 13 avril 2012.



Lire aussi :