AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

dimanche 12 août 2012

Affaire Dupont de Ligonnès et secte : info ou intox ?


Sur le site de l'UNADFI, depuis le 3 mai 2011, on peut lire les assertions suivantes :


L’UNADFI a eu connaissance en 1995 du groupe de prière « Philadelphie », dit « Église de Philadelphie » ou encore « Le Jardin ».
Des anciens adeptes du groupe et des proches d’adeptes avaient alors contacté l’ADFI Bretagne.
La fondatrice du groupe, Geneviève de Ligonnès, prétendait recevoir des « messages » qui ont été, au fur et à mesure, consignés dans un livret intitulé « Message d’Amour et de Miséricorde - Œuvre de Rédemption ».
Il apparaissait que le groupe dit « Église de Philadelphie » comportait de nombreux critères de type sectaire :
  • mise sous dépendance des membres du groupes par l’« Âme privilégiée »,
  • pression liée aux messages à la fois séducteurs et anxiogènes de la doctrine,
  • escroquerie intellectuelle,
  • diabolisation du monde extérieur et incitation à des ruptures d’ordre affectif (proches, famille),
  • incitation aux dons,
  • déscolarisation des enfants…

La doctrine du groupe était à ce point délirante que le service psychiatrique des hôpitaux de Rennes en avait été averti. Le chef de service avait jugé cette affaire suffisamment grave pour prendre contact avec le procureur de la République d’Avranches.
Plus récemment, l’ADFI Yvelines a de nouveau été saisie sur ce dossier par des proches de membres du groupe pour des faits qui se sont déroulés ces deux dernières années.



Georges Fenech, président de la MIVILUDES, est ensuite intervenu dans la presse, à partir du 10 mai 2011 :


Le Monde avec AFP, le 10 mai 2011 : 

Georges Fenech : "Xavier Dupont de Ligonnès était le fils de Geneviève, donc il a grandi dans ce contexte, j'imagine. On ne peut que constater que Xavier était un enfant aux côtés de sa mère, au moment où sa mère constituait son groupe de prière. Il a certainement baigné dans ce climat très mystique, très anxiogène sans doute" […]. 

La Mission de lutte contre les dérives sectaires [MIVILUDES] a indiqué, mardi [10 mai 2011], que Geneviève Dupont de Ligonnès, la mère de M. Xavier Dupont de Ligonnès, avait créé un "groupe de prières fermé" comportant "des risques de dérives sectaires". A ce sujet, [le procureur de Nantes] M. Ronsin souligne que ces éléments ont été transmis à son parquet, qui les a "expertisés et exploités", mais qu'à "ce jour aucune preuve d'un embrigadement sectaire récent ou éloigné de Xavier Dupont de Ligonnès n'a été procéduralement recueilli". 


Georges Fenech (au procureur de la république Xavier Ronsin), 11 mai 2011 :

Dans le cadre de sa mission de coordination de l'action préventive et répressive des pouvoirs publics en matière de lutte contre les dérives sectaires, la MIVILUDES a été contactée par l'Association de Défense des Familles et de l'Individu (ADFI) de Versailles, qui a souhaité porter d'initiative à sa connaissance un certain nombre d'éléments concernant la mère de Xavier Dupont de Ligonnès, Mme Geneviève Dupont de Ligonnès, demeurant à Versailles, après avoir lu dans la presse que des recherches étaient effectuées sur l'appartenance de certains membres de la famille de Ligonnès à une communauté "sectaire"

Les informations obtenues auprès de cette association qui dépend de l'UNADFI, fédération nationale reconnue d'utilité publique, membre du conseil d'orientation de la MIVILUDES, ont permis d'apprendre – les vérifications sont en cours auprès des services de renseignement et de l'évêché – que Mme de Ligonnès animerait depuis les années 1960 un groupe de prière appelé "Philadelphie", en référence à un verset de l'Apocalypse de St Jean. 

Ce groupe de prière est inconnu de la MIVILUDES et du SDIG de Versailles. Il n'a aucun rapport avec une autre communauté, appelée "Église de Philadelphie", déjà répertoriée par la mission interministérielle. […]



Pas de communication sur le résultat des vérifications auprès des renseignements et de l'évêché...


Interview de Geneviève Dupont de Ligonnès par RTL, le 12 octobre 2011 : 

RTL : "On a beaucoup parlé de la foi de Xavier... C’était quelqu’un de très croyant ?
GDDL : "Il avait de très bonnes bases, il a été élevé dans une famille catholique. De mon côté ce grand départ [exfiltration familiale], ce traumatisme, tout ça je le supporte grâce à ma foi.
RTL : "En tout cas vous rejetez les assimilations à un groupe sectaire...
GDDL : "Oui, ça non seulement je rejette mais je trouve que c’est complètement ridicule. Il n'y a pas l’ombre d’une secte ni d’un groupe de prière, personne ne vient chez moi se rassembler pour faire des prières... Non ça ne correspond pas du tout du tout à mon profil.



En mai 2014, à la lecture d'articles de presse, l'UNADFI a publié ce qui suit :

Cela fait trois ans que Xavier Dupont de Ligonnès est en cavale depuis le meurtre perpétré sur sa femme et ses quatre enfants en avril 2011.

La procureure de Nantes, Brigitte Lamy, constate que l’année écoulée n’a pas permis à l’enquête de progresser. Suicide ou cavale  : les deux hypothèses restent valables. Parti sans un sou sur son compte, il se pourrait qu’il bénéficie d’une aide extérieure dans une fuite organisée. La procureure n’exclut pas le soutien d’une secte.

On se souvient que Xavier Dupont de Ligonnès fréquentait un groupe de prières fondé par sa mère, Geneviève Dupont de Ligonnès. Cette dernière prétend recevoir des messages divins qu’elle consigne dans un livret  : Message d’Amour et de Miséricorde – Œuvre de rédemption.

Brigitte Lamy se refuse à refermer le dossier afin d’éviter de faire courir le délai de prescription. Les recherches pourraient reprendre dans le Sud-Est.

Source  : France 3 Côte d’Azur, 13.04.2014 & Presse Océan, édition spéciale, 21.04.2014


France 3 Côte d'Azur, 13 avril 2014:

Pour Brigitte Lamy, procureur de la République de Nantes (44), berceau de ce drame familial, "aujourd'hui, il n'y a rien à dire... Il ne s'est rien passé". Pour elle, "il y a bien eu ces recherches près de Fréjus dans le Var en 2013, mais c'est tout."
Mais dans cette affaire, même s'il n'y pas d'élément nouveau, les investigations continuent; pour l'heure en vain; "aucune nouvelle fouille n'est programmée et les plus de 1.000 témoignages n'ont rien donné."

Brigitte Lamy estime qu'il n'est pas question pour autant "de refermer déjà le dossier, afin d'éviter de faire courir le délai de prescription."
Pour elle, "les deux hypothèses restent ouvertes. Tout est possible, la cavale paraît difficile, mais on ne peut pas dire que c'est complètement exclu".
A la question sur un possible soutien et une aide extérieure dans une fuite organisée, la procureur va jusqu'à évoquer la présence d'une secte, pourquoi pas, à ses côtés. Une hypothèse, qui ne semble pas non plus la convaincre.

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Le lecteur se fera une idée par lui-même en lisant les articles ci-dessous :