AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

vendredi 9 novembre 2012

MENACES



Xavier et Agnès avaient reçu des menaces.
Quoi d'invraisemblable, dans le cadre d'une collaboration policière ?


Témoignages d'amies d'Agnès :


1 · « J'ai vu Agnès pour la dernière fois le 31 mars 2011. Elle nous a quitté rapidement ce jour-là, car elle n'était pas bien, elle semblait très préoccupée […].
A cette occasion je me souviens qu'Agnès nous avait fait part de craintes, et qu'elle se sentait menacée. Elle nous demandait de prier pour elle-même et pour toute sa famille. Elle nous recommandait de prier surtout pour Xavier car elle craignait pour lui. Vous dire pourquoi je ne le saurais, j'ai dans un premier temps pensé qu'il rencontrait des difficultés professionnelles. Agnès nous fait ces confidences depuis plusieurs mois. Je signale que ces craintes qu'elle avait semblaient être plus vives depuis deux à trois mois. […]
Je signale qu'Agnès a changé au cours de ces deux derniers mois son adresse électronique ainsi que son numéro de téléphone portable. De mémoire, elle avait fait cela car elle se sentait toujours sous le coup de ces menaces, menaces qu'elle ne précisait jamais véritablement et que je ne pourrais vous identifier. On avait l'impression qu'elle souhaitait couper les ponts avec quelque chose ou bien quelqu'un. »

2 · « Nous avons échangé [...] pour la dernière fois le 31 mars 2011 [...]. Lors de cette dernière réunion, j'ai trouvé Agnès très anxieuse, elle avait "un poids sur le cœur", et elle a évoqué des menaces la concernant ainsi que son mari Xavier. Agnès a quitté rapidement l'assemblée ce jour-là. […]
Véritablement elle craignait pour son mari Xavier, en parlant de "lourdes menaces". La famille d'Agnès me paraissait soudée, unie avec Agnès comme une maman aimante. » 


Interview de Geneviève Dupont de Ligonnès sur RTL, le 12 octobre 2011 :


« Pour commencer j’aimerais dire que je crois fermement en l’innocence de mon fils, je ne reviendrai pas là-dessus, j’ai la ferme conviction qu’il est innocent. Il y a beaucoup de chose qui viennent me confirmer cette conviction, et la rendent absolument inébranlable. Mon fils n’est pas responsable de cette chose horrible [c.à.d. cette sinistre affaire], il n’a aucun motif. Ça ne correspond absolument pas à sa personne il aime énormément ses enfants et il est très attaché à sa femme et à sa famille par conséquent je ne vois aucune raison pour qu’il ait commis une chose pareille.
J’ai quand même découvert dans le dossier qu’il y avait eu de graves menaces contre la famille, ma belle-fille en était très inquiète, elle s’en est ouverte auprès de quelques amis, il y avait de "lourdes menaces", que l’on peut traduire par menaces de mort, qui se sont intensifiées à tel point qu’elle a dû changer de numéro de téléphone, changer son adresse internet...
Et c’est suffisant pour éclairer d’un éclairage nouveau la lettre qui a été envoyée aux amis et surtout, j’en ai reçu une et ma fille également, personnelle que j’ai parfaitement reconnue comme étant de Xavier. »


Démenti du procureur de la république de Nantes, M. Xavier Ronsin, le 12 octobre 2011 :


« De nouvelles allégations fantaisistes rapportées récemment par certains médias qui n'ont pas pris la précaution avant de les diffuser d'interroger l'autorité judiciaire, m'obligent à apporter les précisions suivantes :

S'il peut être humainement compréhensible que la parentèle de Xavier Dupont de Ligonnès ne veuille pas admettre le caractère pourtant incontestable des multiples éléments objectifs du dossier établi par la police judiciaire de Nantes, qu'elle reste convaincue de son innocence et espère qu'il soit toujours vivant, pour autant il est totalement inexact d'affirmer, comme la mère de l'intéressé le soutiendrait :

« J'ai quand même découvert dans le dossier qu'il y avait eu de graves menaces contre la famille [...]. Il y avait de "lourdes menaces", que l'on peut traduire par menaces de mort, qui se sont intensifiées à tel point [que ma belle-fille] a dû changer de numéro de téléphone, changer son adresse Internet »

Rien dans le dossier d'instruction détenu par le magistrat instructeur M. Robert Tchalian et la police judiciaire de Nantes ne permet d'étayer cette affabulation de "graves menaces" voire de "menaces de mort intensifiées" [...]. »


-------------------------------------------------------------------------------------------



Étonnant démenti de la part du procureur M. Xavier Ronsin : pourquoi une réaction aussi vive, disproportionnée, diffamatoire - et surtout gravement inexacte - alors que la notion de menaces revient cinq fois, sur deux procès-verbaux concordants ?
Serait-on en présence d'un phénomène de déni ?

A la demande de notre avocat, les deux amies d'Agnès ont été ré-entendues, séparément, par le juge d'instruction en janvier 2012, après neuf mois de lavage de cerveau médiatique :

1 · La première s'est rétractée : selon elle, Agnès craignait sa belle-mère. Elle se dit très surprise de relire ce qu'elle a déclaré neuf mois plus tôt à la police au sujet des menaces.

2 · L'autre, en revanche, celle qui avait évoqué de "lourdes menaces", maintient cette notion de menaces : elle précise que cela n'est arrivé qu'une fois, au cours de la dernière réunion à laquelle elle a participé, le 31 mars 2011. Selon elle, Agnès a demandé de prier pour elle car elle ou sa famille avait reçu des menaces : « A la réflexion, il me semble qu'elle a parlé d'elle et de son mari. Elle n'a pas apporté d'autres précisions quant à ces menaces. On ne l'a pas questionnée. De plus, elle est partie très rapidement étant très pressée ce jour-là. » Elle précise encore que c'était la première et unique fois qu'Agnès faisait état de menaces.
A posteriori cette amie d'Agnès a aussi réinterprété les menaces reçues comme une crainte d'Agnès envers sa belle-mère.

Pour nous intimes, qui connaissons bien leurs relations, cette interprétation n'est pas fondée.
Certes il y avait des opinions religieuses différentes entre elles, depuis de nombreuses années, mais aucun prosélytisme ni chantage affectif. Aucune espèce de tension. Un modus vivendi courtois s'était établi d'un commun accord.
Agnès avait accepté à plusieurs reprises une aide financière de sa belle-mère (chèques endossés par Agnès, et figurant au dossier), et ce sur plusieurs années, jusqu'en janvier 2011 compris ; aide financière pour laquelle elle avait chaleureusement remercié directement, en texto, et lors de sa dernière visite à Versailles avec Xavier, Anne et Benoît, début 2011.
A titre d'anecdote, Agnès faisait suivre à Christine, par sms, des offres promotionnelles sur produits de beauté, ou forfaits de téléphonie, par exemple... L'aurait-elle fait si Christine était réellement sa bête noire ?

L'opposition belle-mère / belle-fille n'est qu'un mythe de plus dans cette affaire, selon le principe du bouc émissaire bien commode.


Témoignage d'une troisième amie d'Agnès :

Il ne manque pas d'intérêt :

« Habituellement Agnès nous demandait de prier pour son mari qu'elle souhaitait plus proche de la religion et également pour sa belle-mère et sa belle-soeur qui selon elle faisaient partie d'une secte. Je précise néanmoins qu'Agnès ne m'a pas donné l'impression de craindre quoi que ce soit de cette secte dont j'ignore tout. […] C'est Agnès qui citait le mot de secte quant à moi je serai prudente, j'ignore s'il s'agit vraiment d'une secte. Je ne peux rien vous dire de plus. »


Interview de Geneviève Dupont de Ligonnès sur RTL, le 12 octobre 2011 :

On a beaucoup parlé de la foi de Xavier... c’était quelqu’un de très croyant ?
« Il avait de très bonnes bases, il a été élevé dans une famille catholique. De mon côté ce grand départ [exfiltration familiale], ce traumatisme, tout ça je le supporte grâce à ma foi. »

En tout cas vous rejetez les assimilations à groupe sectaire...
« Oui, ça non seulement je rejette mais je trouve que c’est complètement ridicule. Il n'y a pas l’ombre d’une secte ni d’un groupe de prière, personne ne vient chez moi se rassembler pour faire des prières... Non ça ne correspond pas du tout du tout à mon profil. »


Recoupement personnel:


Nous avons eu l'occasion de parler de vive voix avec une quatrième amie d'Agnès.
Elle nous a confié que la dernière fois qu'elle l'avait vue à l'extérieur, le dimanche 3 avril, Agnès était préoccupée, et s’était retournée plusieurs fois pour regarder derrière elle, comme si elle craignait quelque chose.




Déclaration de M. Xavier Ronsin au Journal du Dimanche :


« Je comprends la douleur et le désarroi de la mère et de la sœur », déclare-t-il au JDD. « J’admets aussi que ces cinq assassinats puissent entraîner chez elles un état de confusion psychologique et un déni de la réalité. Il y a bien des gens qui pensent encore que le 11-Septembre n’a jamais existé… Mais sur les récentes pseudo-révélations, je rappelle qu’il n’existe qu’un seul dossier. Des femmes qui étaient des amies d’Agnès l’ont vue tracassée. Mais entre être inquiète parce qu’il y a des dettes ou que son couple va mal et des menaces de mort, il y a un pas énorme. »
JDD - Marie Quenet - 15 octobre 2011

Il faut donc croire que M. Xavier Ronsin n'a pas beaucoup parcouru le dossier : les menaces se retrouvent bien dans les témoignages des amies d'Agnès, menaces qui concernaient Xavier et Agnès. Selon ses amies, l'inquiétude d'Agnès était liée à ces menaces reçues, et non pas aux dettes d'argent ou aux problèmes de couple.


Conclusion :


Nous persistons.
Une bonne dose de mythes dans cette affaire, certes...
En revanche, mises en perspective avec la lettre de Xavier et Agnès, les menaces reçues, à nos yeux, n'ont rien d'un mythe.


Lire aussi la CHRONOLOGIE succincte.

Mis à jour le 23 février 2013