AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

vendredi 9 novembre 2012

Témoignage d’Emmanuel, ami d’enfance.




Après la mère et la sœur de Xavier Dupont de Ligonnès, c'est au tour de son meilleur ami, Emmanuel, de faire part de ses doutes en soulevant les nombreuses zones d'ombre de l'enquête. 

Cette semaine [début octobre 2011], la mère et la sœur du suspect numéro un ont à nouveau clamé son innocence. Dans le dossier d’instruction, elles ont découvert qu’Agnès avait confié à des amies que sa famille faisait l’objet de lourdes menaces

Ce dimanche [15 octobre 2011], un nouveau témoignage vient remettre en cause la thèse privilégiée par la justice. Emmanuel, le meilleur ami de l’homme "le plus recherché de France" a confié ses doutes au "Journal du dimanche" : « Tout le monde évoque deux hypothèses: cavale ou suicide. Je ne vais pas jusqu’à affirmer qu’il est innocent, mais j’ai de gros doutes. Si on en revient à la lettre qu’il m’a envoyée, il disait travailler pour la DEA (Drug Enforcement Administration), une sorte de brigade des stups américaine. Après tout, la DEA existe, les exfiltrations aussi ». 

« Quand je l’ai reçue le 9 avril, cela a été une tornade. Je l’ai lue, relue, je n’en revenais pas. Je suis allé voir chez lui. Tout le monde avait disparu. Il y avait un Post-it, avec les clés de la cave. Je n’ai pas reconnu l’écriture de Xavier. J’y suis descendu, la peur au ventre. Mais je n’ai rien vu d’alarmant. Comme cela accréditait la thèse de l’exfiltration, je n’ai pas prévenu la police. J’ai pris les papiers administratifs comme me le demandait la lettre : résiliation du bail, du contrat de téléphone… J’ai posé cela chez moi. » 

Ce quinquagénaire considérait Xavier comme son frère. Il le connaissait depuis trente-sept ans, fut son témoin de mariage et est le parrain de son fils Thomas. Emmanuel démonte un à un les principaux indices qui accusent son ami : « Si Xavier s’est inscrit aux cours de tir, c’est parce que j’y allais moi-même, assure-t-il. Il avait hérité du 22 long rifle de son père. C’était un bon tireur. Mais cela n’a rien à voir. Pour tirer à bout portant, nul besoin de prendre des cours. Quant au silencieux, Xavier avait aménagé un terrain de tir dans son jardin, et il ne voulait pas déranger les voisins. Concernant la chaux, comme le souligne sa sœur, il en a acheté 40 kilos, cela ne suffit pas pour faire disparaître cinq corps et deux chiens. » 

Emmanuel se demande aussi comment le père de famille aurait pu faire cela tout seul. « Je connais bien sa maison. Les fosses étaient situées sous une terrasse qui doit faire 1,10 mètre de hauteur. Pour creuser, il fallait être courbé en deux. Or Xavier avait en permanence mal aux lombaires, note-t-il. Quand il prenait la route, il était obligé de mettre un coussin. » 

Selon lui, les problèmes financiers de la famille ne peuvent pas non plus constituer un mobile. « Ses problèmes d’argent ne dataient pas d’hier. Je l’ai aidé financièrement à plusieurs reprises, en lui prêtant jusqu’à 5000 euros, raconte-t-il. Mais il me remboursait. Xavier s’est toujours occupé de sa famille, il était très proche de ses enfants. On ne tue pas les siens quand on a des gens autour, capables de vous aider. » 

Pour ce qui est de la découverte d'une maîtresse que Xavier aurait menacée [rumeur journalistique : la lettre, nous avons pu le vérifier, ne contient pas de menaces], Emmanuel reconnait qu'il était au courant « qu’il voyait quelqu’un ». Quant aux problèmes conjugaux : « Dans son couple, il y a sûrement eu des dissensions. Mais Xavier n’a jamais eu de haine, affirme-t-il. La dernière fois que je l’ai vu avec Agnès, c’était le 11 mars au restaurant. On était une dizaine pour fêter mon anniversaire. Ils étaient tout à fait normaux. » 

« La dernière fois [que j’ai vu Xavier], c’était le 1er avril, au stand de tir. Il m’a semblé tout à fait normal. Le 6 avril, il m’a envoyé un SMS : "Merde. Pb de chargeur. Suis en route mais plus de pile. À demain au tél. Ou sur mail plus tard. Kiss". Cela provenait de son téléphone. Mais je n’ai pas reconnu son langage. Quelqu’un d’autre a pu envoyer ce message. D’ailleurs, je l’ai fait lire à la PJ. Le 9 avril, certains des enfants devaient faire leur baptême de tir. Je le leur avais offert. Mais peu de temps avant, Xavier m’a demandé de prévenir l’instructeur : "Tu m’excuseras auprès de lui, on ne pourra pas venir le 9". » 

En outre, le fait que le fugitif ait séjourné, après l'assassinat présumé, dans un hôtel de luxe ne constitue pas une preuve selon lui. « Le fait que Xavier descende dans un 5-étoiles n’a rien d’anormal, cela faisait partie de son travail auprès des grands hôtels. Ensuite, sa décontraction peut témoigner du fait qu’il était soulagé, qu’il croyait avoir mis sa famille à l’abri. On en revient à la thèse d’une infiltration dans le 'milieu'. Xavier a toujours été absolument hostile à la drogue. » 

Les souvenirs fusent et continuent d'accroître le doute en lui : « Il me revient quelque chose, ajoute-t-il à la fin de l'interview. Mon filleul Thomas me donnait souvent un coup de main en échange d’un peu d’argent de poche. Quelques jours avant leur disparition, Xavier m’a demandé si, cette fois, ce pouvait être son fils Arthur, qui en avait aussi besoin. Est-ce qu’un père qui s’apprête à éliminer ses enfants se préoccupe de leur argent de poche ? », s'interroge-t-il.

« La police judiciaire m’a beaucoup interrogé en tant que témoin majeur. Je me suis plongé dans les annales de la police. Il y a déjà eu des massacres de familles : les Flactif, les Romand… Mais mon ami n’est pas un mythomane. » 

Concernant les menaces pesant sur la famille dont Agnès aurait fait part à quelques amies : « Je n’étais pas au courant mais c’est possible. Moi, j’étais surtout ami avec son mari. » 

Mais Xavier Ronsin, le procureur de la République de Nantes, reste pour sa part sur son idée : « Je comprends la douleur et le désarroi de la mère et de la sœur », déclare-t-il au JDD. « J’admets aussi que ces cinq assassinats puissent entraîner chez elles un état de confusion psychologique et un déni de la réalité. Il y a bien des gens qui pensent encore que le 11-Septembre n’a jamais existé… Mais sur les récentes pseudo-révélations, je rappelle qu’il n’existe qu’un seul dossier. Des femmes qui étaient des amies d’Agnès l’ont vue tracassée. Mais entre être inquiète parce qu’il y a des dettes ou que son couple va mal et des menaces de mort, il y a un pas énorme. » 

Ces menaces figurent pourtant au dossier, sur deux procès-verbaux concordants : à la demande de Maître Goldenstein, le juge d’instruction a réentendu les témoins. 

D’après Le JDD – Marie Quenet, 15 octobre 2011 
et Paris-Match – M.D., 16 octobre 2011 


A la lecture de cette page, réalisée à partir d'articles réactualisés en novembre 2012, Emmanuel nous donne sa pleine approbation.


Merci à Emmanuel pour cette photo de 1982





Lire aussi : MENACES et CHRONOLOGIE succincte.

Sur la véritable personnalité de Xavier : 
"Le vrai Xavier - 1", "le vrai xavier - 2", "le vrai Xavier - 3", "le vrai Xavier - 4", "le vrai Xavier - 5".


Publié le 9 novembre 2012, anniversaire d'Agnès.