AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

mardi 28 août 2012

Le vrai Xavier - 1




Le mystère de l'activité professionnelle de Xavier Dupont de Ligonnès s'éclaircit. Patrick * [l'] a très bien connu [...] . Entre 2003 et 2008, les deux hommes ont travaillé étroitement ensemble : Patrick, imprimeur de profession, comptait le père de famille parmi ses meilleurs clients. "Au début, on se voyait juste pour le boulot. Et puis on a sympathisé : on a souvent mangé ensemble, au restaurant, mais aussi chez moi.

À l'époque de leur rencontre, Xavier vient de reprendre la gestion de la Selref [...] L'entreprise avait "une activité réelle", souligne Patrick. "Le but de la Selref était de créer un réseau d'hôtels et de restaurants dans lesquels les représentants de commerce auraient droit à des avantages, détaille-t-il. Toute la journée, Xavier allait démarcher ces établissements, qu'il souhaitait lui-même tester. S'ils correspondaient aux critères, Xavier leur proposait alors d'intégrer le réseau, par le biais d'un formulaire que ma société imprimait. En contrepartie, l'établissement s'engageait à accorder une ristourne aux VRP membres. "

Sa grande passion : l'Amérique.

Le réseau prend la forme d'un site Internet, appelé la Route des Commerciaux. "C'était en fait le nom commercial de la Selref. Il s'agissait de la même société." L'établissement hôtelier qui souhaitait figurer dans l'annuaire devait verser une modique somme d'argent. De son côté, le VRP adhèrent s'acquittait également d'un faible montant, lui donnant accès à une carte de membre et aux avantages liés à celle-ci. Xavier [...] "y croyait très fort." [...]

De fait, les factures de l'imprimeur sont payées rubis sur l'ongle. [...] "On a beaucoup réfléchi à la manière d'améliorer l'affaire, notamment la façon de séduire les établissements visés. Xavier était optimiste : il disait qu'avec le temps ça finirait par marcher." Lorsqu' il ne parle pas boulot, Xavier évoque sa grande passion : l'Amérique. "[...] C'était un homme adorable, très affable et souriant [...]"

* le prénom a été changé.

Thibault Raisse avec Pierre-Baptiste Vanzini à Nantes.
Le Parisien / Aujourd'hui en France. Mercredi 27 avril 2011.



Témoignage spontané d'Emmanuel, ami d'enfance de Xavier et parrain de Thomas, à la lecture de cette page :

 "Le vrai Xavier, c'est aussi celui qui a fait près de 1500 kms pour l'enterrement de mon père, sans aucune sollicitation de ma part... C'était il y a un peu plus de 3 ans... Amitié indéfectible ! Emmanuel."

Le 28 août 2012, anniversaire de Thomas


Pour la véritable personnalité de Xavier, lire également :

Le vrai Xavier (2)




dimanche 26 août 2012

« Chaux vive »



Mis à jour le 23 février 2013


La culture du navet  -  Eviter les terrasses ombragées et l'amendement à la chaux


Nous avons lu le roman de l'été (*). Que l'on nous permette, en tant que famille directement affectée par l'affaire de Nantes, quelques réflexions - qui là encore ne prétendent pas être exhaustives. Ni ne prétendent relever l'impudeur de cet ouvrage, qui fait fi du respect élémentaire dû à toutes les personnes concernées, aux familles et aux proches en particulier. Irrespect qui paradoxalement vient encore à l'appui de nos vues : en cas de réel drame familial, se permettrait-on de badiner avec un tel sujet ? De remuer le fer dans la plaie ?

Nous nous contenterons donc d'un rapide survol, le scénario du roman ne faisant que démontrer l'incohérence de l'hypothèse d'un même drame à Nantes. Il en est, à nos yeux, la démonstration par l'absurde. Brillante.

Il est amusant de constater la façon dont l'auteur esquive toutes les difficultés une à une, en modifiant une à une toutes les données de la problématique de Nantes. Chaque élément subit à tour de rôle sa petite distorsion, de façon à mettre sur pied un scénario de drame familial qui tienne peu ou prou... Car même avec cette réécriture expurgée de toutes les difficultés majeures, le scénario demeure invinciblement bancal : que deviendra le fugitif, une fois passée la frontière espagnole ? Suicide ou cavale ?

De quels appuis va-t-il bénéficier pour refaire sa vie ? Autant de réponses qui restent dans le brouillard... Et pour cause. Il est à remarquer que les quatre enfants disparus, sont devenus seulement deux enfants ; ce ne sont plus deux jeunes adultes et deux adolescents, plein de vie, mais bien deux enfants en bas âge - bien plus faciles à déplacer, à dissimuler... Encore a-t-il fallu de la préméditation, afin d'avoir le prétexte peu crédible, de l'archéologie, pour avoir une raison de creuser les fosses... et d'embaucher de la main d'œuvre, sans scrupules. Il ne s'agit plus non plus de deux labradors adultes, mais d'un seul chien - ce qui là encore divise le travail par deux, et donc le temps nécessaire également.

Avec des Si, on met Paris dans une bouteille, dit-on : joli tour de passe-passe. Moitié moins de travail, et deux paires de bras pour creuser... car de toute évidence l'opération dépasse les capacités d'un seul homme (là, en revanche, l'on recoupe l'avis de la police même, selon laquelle le creusement des fosses à Nantes fut le travail de plusieurs personnes ; un petit commando…). L'histoire se passe à Bordeaux, puis dans les Pyrénées, question de pouvoir passer la frontière rapidement...

Les lettres adressées aux proches, ne sont pas postées, on ne les retrouve que par la suite - tandis que les vacances de Noël ont permis de masquer un temps la disparition de la famille, le temps des vacances. Ce qui change aussi intégralement la donne... Par ailleurs, rien ne manque dans la maison bordelaise, ni vêtements, ni photos, ni cadres, ni ordinateurs... mais les lits ont été retirés - contrairement à la maison nantaise. Où c'est tout l'inverse. Et le pervers se garde bien d'acheter la chaux lui-même, il se fait servir par un être faible qu'il exploite, qu'il implique encore ici en lui suggérant de faire un chèque, et ce toujours sans aucun scrupule. Avec sadisme.

Cet anti-héros est un être peu fiable, sans parole, théâtral, phraseur, friand de mondanités - égocentrique pour tout dire. Sa personnalité là encore, est aux antipodes de celle de Xavier - auquel l'auteur dit faire référence en toute liberté... À tel point que pas un proche ne peut accorder foi à la lettre de départ, laissée par le pervers. Ils ne peuvent l'accréditer aucunement, du fait du manque de fiabilité du personnage.

Là encore, ceci est en totale opposition avec les faits, tout naturellement, puisqu'il s'agit d'un roman... Le plagiat de la lettre de Xavier et Agnès n'est pas loin. L'auteur pense sans doute se couvrir en en donnant une version de parodie, en modifiant soigneusement quelques mots... Triste procédé, qui ne peut laisser indifférents ceux qui connaissent bien Xavier, sa serviabilité, sa délicatesse, son souci d'autrui, en un mot son caractère aux antipodes du pervers. Et qui ont accordé du crédit à sa lettre de départ en famille, car cohérente avec son caractère, avec ses activités et les obscurités du passé, que cette lettre éclaire d'un jour nouveau. Ceci renforcé par les renseignements pris alors : cette lettre n'avait rien d'impossible. Ni d'extravagant. Et elle demeure toujours aussi crédible, à cette heure, notamment au vu du dossier d'instruction.

Pour quelle raison, dès lors, la dénigrer ainsi ? La question demeure.

Est-il utile de relever que dans le roman, l'activité professionnelle de l'anti-héros n'existe qu'à l'état de projet : ce « vampire affectif » (**) abuse de la naïveté d'un jeune étudiant sans le sou, et l'exploite. Encore une fois, rigoureusement aux antipodes de la réalité dont l'auteur dit s'inspirer.

Pourquoi une telle satire, aussi systématique, aussi outrancière ? C'est la question de fond qui s'impose au lecteur.

Pourquoi produire un tel ouvrage : seulement pour le plaisir ? Pour l'appât du gain ? Pour la gloire ?





* "Chaux vive", Xavier Patier, éditions de la Table Ronde, août 2012.

** « vampire affectif », selon la terminologie d'Albert Bernstein.

dimanche 12 août 2012

Affaire Dupont de Ligonnès et secte : info ou intox ?


Sur le site de l'UNADFI, depuis le 3 mai 2011, on peut lire les assertions suivantes :


L’UNADFI a eu connaissance en 1995 du groupe de prière « Philadelphie », dit « Église de Philadelphie » ou encore « Le Jardin ».
Des anciens adeptes du groupe et des proches d’adeptes avaient alors contacté l’ADFI Bretagne.
La fondatrice du groupe, Geneviève de Ligonnès, prétendait recevoir des « messages » qui ont été, au fur et à mesure, consignés dans un livret intitulé « Message d’Amour et de Miséricorde - Œuvre de Rédemption ».
Il apparaissait que le groupe dit « Église de Philadelphie » comportait de nombreux critères de type sectaire :
  • mise sous dépendance des membres du groupes par l’« Âme privilégiée »,
  • pression liée aux messages à la fois séducteurs et anxiogènes de la doctrine,
  • escroquerie intellectuelle,
  • diabolisation du monde extérieur et incitation à des ruptures d’ordre affectif (proches, famille),
  • incitation aux dons,
  • déscolarisation des enfants…

La doctrine du groupe était à ce point délirante que le service psychiatrique des hôpitaux de Rennes en avait été averti. Le chef de service avait jugé cette affaire suffisamment grave pour prendre contact avec le procureur de la République d’Avranches.
Plus récemment, l’ADFI Yvelines a de nouveau été saisie sur ce dossier par des proches de membres du groupe pour des faits qui se sont déroulés ces deux dernières années.



Georges Fenech, président de la MIVILUDES, est ensuite intervenu dans la presse, à partir du 10 mai 2011 :


Le Monde avec AFP, le 10 mai 2011 : 

Georges Fenech : "Xavier Dupont de Ligonnès était le fils de Geneviève, donc il a grandi dans ce contexte, j'imagine. On ne peut que constater que Xavier était un enfant aux côtés de sa mère, au moment où sa mère constituait son groupe de prière. Il a certainement baigné dans ce climat très mystique, très anxiogène sans doute" […]. 

La Mission de lutte contre les dérives sectaires [MIVILUDES] a indiqué, mardi [10 mai 2011], que Geneviève Dupont de Ligonnès, la mère de M. Xavier Dupont de Ligonnès, avait créé un "groupe de prières fermé" comportant "des risques de dérives sectaires". A ce sujet, [le procureur de Nantes] M. Ronsin souligne que ces éléments ont été transmis à son parquet, qui les a "expertisés et exploités", mais qu'à "ce jour aucune preuve d'un embrigadement sectaire récent ou éloigné de Xavier Dupont de Ligonnès n'a été procéduralement recueilli". 


Georges Fenech (au procureur de la république Xavier Ronsin), 11 mai 2011 :

Dans le cadre de sa mission de coordination de l'action préventive et répressive des pouvoirs publics en matière de lutte contre les dérives sectaires, la MIVILUDES a été contactée par l'Association de Défense des Familles et de l'Individu (ADFI) de Versailles, qui a souhaité porter d'initiative à sa connaissance un certain nombre d'éléments concernant la mère de Xavier Dupont de Ligonnès, Mme Geneviève Dupont de Ligonnès, demeurant à Versailles, après avoir lu dans la presse que des recherches étaient effectuées sur l'appartenance de certains membres de la famille de Ligonnès à une communauté "sectaire"

Les informations obtenues auprès de cette association qui dépend de l'UNADFI, fédération nationale reconnue d'utilité publique, membre du conseil d'orientation de la MIVILUDES, ont permis d'apprendre – les vérifications sont en cours auprès des services de renseignement et de l'évêché – que Mme de Ligonnès animerait depuis les années 1960 un groupe de prière appelé "Philadelphie", en référence à un verset de l'Apocalypse de St Jean. 

Ce groupe de prière est inconnu de la MIVILUDES et du SDIG de Versailles. Il n'a aucun rapport avec une autre communauté, appelée "Église de Philadelphie", déjà répertoriée par la mission interministérielle. […]



Pas de communication sur le résultat des vérifications auprès des renseignements et de l'évêché...


Interview de Geneviève Dupont de Ligonnès par RTL, le 12 octobre 2011 : 

RTL : "On a beaucoup parlé de la foi de Xavier... C’était quelqu’un de très croyant ?
GDDL : "Il avait de très bonnes bases, il a été élevé dans une famille catholique. De mon côté ce grand départ [exfiltration familiale], ce traumatisme, tout ça je le supporte grâce à ma foi.
RTL : "En tout cas vous rejetez les assimilations à un groupe sectaire...
GDDL : "Oui, ça non seulement je rejette mais je trouve que c’est complètement ridicule. Il n'y a pas l’ombre d’une secte ni d’un groupe de prière, personne ne vient chez moi se rassembler pour faire des prières... Non ça ne correspond pas du tout du tout à mon profil.



En mai 2014, à la lecture d'articles de presse, l'UNADFI a publié ce qui suit :

Cela fait trois ans que Xavier Dupont de Ligonnès est en cavale depuis le meurtre perpétré sur sa femme et ses quatre enfants en avril 2011.

La procureure de Nantes, Brigitte Lamy, constate que l’année écoulée n’a pas permis à l’enquête de progresser. Suicide ou cavale  : les deux hypothèses restent valables. Parti sans un sou sur son compte, il se pourrait qu’il bénéficie d’une aide extérieure dans une fuite organisée. La procureure n’exclut pas le soutien d’une secte.

On se souvient que Xavier Dupont de Ligonnès fréquentait un groupe de prières fondé par sa mère, Geneviève Dupont de Ligonnès. Cette dernière prétend recevoir des messages divins qu’elle consigne dans un livret  : Message d’Amour et de Miséricorde – Œuvre de rédemption.

Brigitte Lamy se refuse à refermer le dossier afin d’éviter de faire courir le délai de prescription. Les recherches pourraient reprendre dans le Sud-Est.

Source  : France 3 Côte d’Azur, 13.04.2014 & Presse Océan, édition spéciale, 21.04.2014


France 3 Côte d'Azur, 13 avril 2014:

Pour Brigitte Lamy, procureur de la République de Nantes (44), berceau de ce drame familial, "aujourd'hui, il n'y a rien à dire... Il ne s'est rien passé". Pour elle, "il y a bien eu ces recherches près de Fréjus dans le Var en 2013, mais c'est tout."
Mais dans cette affaire, même s'il n'y pas d'élément nouveau, les investigations continuent; pour l'heure en vain; "aucune nouvelle fouille n'est programmée et les plus de 1.000 témoignages n'ont rien donné."

Brigitte Lamy estime qu'il n'est pas question pour autant "de refermer déjà le dossier, afin d'éviter de faire courir le délai de prescription."
Pour elle, "les deux hypothèses restent ouvertes. Tout est possible, la cavale paraît difficile, mais on ne peut pas dire que c'est complètement exclu".
A la question sur un possible soutien et une aide extérieure dans une fuite organisée, la procureur va jusqu'à évoquer la présence d'une secte, pourquoi pas, à ses côtés. Une hypothèse, qui ne semble pas non plus la convaincre.

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Le lecteur se fera une idée par lui-même en lisant les articles ci-dessous :


jeudi 2 août 2012

Ligonnès « exfiltré »


La famille de Xavier Dupont de Ligonnès se dit convaincue que Xavier, sa femme et ses enfants, ont été "exfiltrés", écrit-elle dans un message affiché dans le hall de son immeuble à Versailles, a constaté une journaliste de l'AFP.

AFP - mb/sj/er - Versailles, 27 juillet 2012

Texte du message :

Madame Hubert Dupont de Ligonnès, 

Bertram de Verdun et Christine Dupont de Ligonnès,

prient les habitants de l’immeuble de les excuser pour les désagréments involontaires liés à l’affaire Dupont de Ligonnès (tapage et sans-gêne de certains journalistes, perquisitions matinales, etc…) et les remercient de leur aimable compréhension au moment de l’embrasement médiatique, et depuis.

Etant partie civile, l’étude minutieuse et fouillée du dossier a permis de faire la lumière sur la vaste supercherie que constitue cette affaire : la famille de Xavier, parents et enfants, a bien été exfiltrée par les autorités américaines (et françaises).  [...].


Presse Océan - Samedi 28 juillet 2012