AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

lundi 29 octobre 2012

Chiens


mis à jour le 20 mars 2013


Agnès sort tranquillement l'un de ses chiens le 7 avril, en fin d'après-midi, trois jours après la "mort officielle" de la famille (et des chiens...).

« Le 7 avril, j’ai vu Agnès promener son chien. On a parlé un peu. Puis j’ai écourté car j’avais un rendez-vous impératif. » Lors de son audition, les policiers n’ont pas cru [cette voisine] : « Ils m’ont répondu : ce n’est pas possible. Ils ont attrapé un calendrier et dit que cela devait être huit jours plus tôt. J’ai signé sans relire le PV. » 

(Contre-enquête sur l’énigme Ligonnès, Marie Quenet, envoyée spéciale à Nantes
Le Journal du Dimanche, dimanche 06 novembre 2011) 

D’après le dossier d’instruction, au moins huit personnes ont été en contact avec Agnès dans la semaine du 4 au 10 avril 2011 : certaines l’ont vue, d’autres l’ont eue au téléphone ; des voisins, des parents, des connaissances, ou encore des amis des enfants… Pourtant, officiellement, elle était déjà morte. Certains de ces témoins l'ont vue en compagnie d'un de leurs deux labradors.

Question : 
Les chiens auraient-ils laissé leurs jeunes maîtres être séquestrés et assassinés, sans réagir à une situation aussi anormale, sans percevoir la violence ambiante, sans les défendre, avec toute la violence de leur instinct animal ? Fameux challenge ! 

Sans oublier qu’un tel scénario, très irréaliste, impliquerait nécessairement la complicité de la mère de famille. Ce que nous excluons tout aussi radicalement que celle de Xavier : ils se sont toujours montrés bons parents tous les deux, affectueux et soucieux du bien de leurs quatre enfants. 

Question : 
Les chiens retrouvés sous la terrasse étaient-ils bien ceux d’origine ? 
Si oui, où et quand ont-ils été supprimés, et par qui ? Quand, et par qui, ont-ils été enterrés ? 

Sachant que les cadavres des deux chiens étaient nettement plus décomposés que les autres corps, dont la version officielle fait remonter la mort, par impossible, à la nuit du 3 au 4 avril. Et que la chaux a servi principalement pour eux. Quel intérêt ?


Une énigme supplémentaire parmi quelques autres…



mardi 16 octobre 2012

55 boulevard Schuman



INTERVIEW
Un an après le drame qui a secoué sa famille, Christine Dupont de Ligonnès, la sœur cadette de Xavier, a visité [le 28 mars] la [soi-disant] "maison du crime". Elle ne croit pas au suicide de son frère... ni à sa cavale. 

Un an s’est écoulé, Xavier Dupont de Ligonnès reste introuvable. L’homme soupçonné d’avoir tué sa femme et ses quatre enfants début avril 2011 à Nantes semble s’être volatilisé. [...]. "Ce n’est pas un dossier qui dort", affirme Yves Gambert, le procureur de la République adjoint de Nantes, mais "pour le moment, [il n’y a] pas d’élément décisif". [...]. 

Un an après le drame, comment allez-vous ? 
Nous allons bien, nous prenons les choses du bon côté. Avec un an de recul, rien ne me fait douter de l’innocence de Xavier. Je me suis rendue mercredi dans la maison où vivait mon frère, et cela n’a fait que confirmer ma conviction. 

Pourquoi prenez-vous la parole ? 
Pour réaffirmer que mon frère n’a pas supprimé sa famille. [...]. 

Vous êtes allée dans sa maison... 
Je voulais m’y rendre depuis longtemps. Aujourd’hui, la maison n’est plus sous scellés, les propriétaires souhaitent la vendre et le notaire a demandé aux ayants droit de venir prendre le mobilier. Nous y sommes allés en même temps que la famille d’Agnès. Il restait tout un bric-à-brac, des meubles, des vêtements, des affaires personnelles. J’ai récupéré des souvenirs affectifs : des dessins, quelques livres, des CD de musique américaine… Les Hodanger ont pris quelques meubles de famille. Les lits, les sacs de vêtements, [...] tout le reste ira à la déchetterie. [...]. 

Pourquoi teniez-vous à y aller ? 
Je venais surtout pour me faire une idée, pour imaginer ce qui avait pu se passer. On est resté une bonne heure, le temps de faire le tour, à l’intérieur et à l’extérieur. Cela m’a permis d’avoir une représentation exacte des lieux, des rapports familiaux… De voir les pancartes écrites par Agnès avec les smileys, les dessins d’enfants « pour papa » affichés dans la cave où travaillait Xavier, les petits mots sur le frigidaire. Cela ne ressemblait pas à un lieu de crime, mais à la maison d’une famille qui vivait en harmonie. 


Marie Quenet - Le Journal du Dimanche, samedi 31 mars 2012. 





Avant son départ, la famille avait laissé des instructions précises concernant la maison du 55 bd Schuman.

« Quand vous lirez ce courrier, nous " n'existerons plus " officiellement, en tant que Français ! [...]
Départ soudain et précipité, en grand secret, sans avoir pu tout régler 
Plus de contacts avec vous tous pendant un certain temps [...]. 
Nous comptons sur chacun de vous pour effectuer les tâches que nous vous avons assignées ci-dessous, en espérant ne pas avoir trop demandé à chacun d'entre vous : 
Nous savons que nous pouvons compter sur vous. [... suite] »



Photo Anne-Hélène Dorison - Presse Océan - 17 mai 2012


Alors qu'on vide [la] maison, ce 16 mai 2012, les déménageurs sont exaspérés d'avoir des journalistes dans les pieds. Nous leur expliquons alors combien le mystère emplit encore les lieux, à nos yeux. « Mais cette maison ne dégage rien, j'ai fait des déménagements où bien plus d'émotion se dégageait », s'exclame alors l'un d'eux.

Alexandra Turcat - AFP pour Nord-Eclair, dimanche 22 juillet 2012.
http://www.nordeclair.fr/France-Monde/France/2012/07/22/affaire-dupont-de-ligonnes-plus-d-un-an.shtml


Cette maison ne dégage rien... 
Et pour cause : en vérité, rien ne prouve qu'il y ait eu des assassinats au 55 boulevard Schuman. 
Bien au contraire.

C'est précisément la raison pour laquelle nous ne nous sommes pas opposés à la restitution de cette maison à ses propriétaires, suffisamment lésés par les conséquences du battage médiatique que l'on sait (avec des titres aussi fantastiques que "la maison de l'horreur", par exemple).