AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

vendredi 1 mars 2013

Interview




Près de deux ans après la disparition de la famille nantaise, et face au scepticisme de la presse et de la justice, comment vous sentez-vous ?
Ma position non seulement ne change pas, mais se renforce tous les jours. En réalité, à l'aide de tous les éléments présents dans le dossier, de recoupements personnels, ou tout simplement de souvenirs qui se décantent, je suis dans des certitudes. Il y a un énorme décalage entre le scepticisme de la presse et ce que je trouve sur le terrain, au travers de témoins et d'amis. Cette ironie à notre égard, cette commisération, je ne les rencontre pas dans la vraie vie. C'est curieux tout de même que, bénéficiant de la présomption d'innocence, Xavier soit au mieux un assassin présumé.

Et pourtant, il y a beaucoup d'éléments qui le rendent suspect. Des lettres, notamment.
Sa lettre, ce n'est pas un bobard. Je me suis toujours demandé ce que Xavier faisait en réalité. C'est évident qu'il sillonnait les routes pour d'autres raisons. Il me disait qu'il le faisait pour faire bouillir la marmite, mais je voyais bien qu'il y avait un décalage, que c'était une façade, qu'il avait une mission plus importante. Non pas une double vie, mais une double activité.

Quel regard portez-vous sur le travail de la justice ?
Les enquêteurs ont fait un travail colossal, qui nous a apporté quantité d'éléments. Mais cette enquête est à sens unique. Ainsi personne, dans les familles concernées n'a vu les corps et l'album photo n'est toujours pas au dossier. Et on sait qu’entre ce qui est écrit sur la carte d'identité d'Agnès et la taille mesurée lors de l'autopsie, il y a une différence de 6 ou 7 cm. Seulement, les corps ont été incinérés très peu de temps après leur découverte, comme s'il n'y avait aucun doute autour d'eux. Ce qui peut être vu comme une étrangeté : le corps de Laetitia Perrais [enlevée et tuée, en janvier 2011 sur la route de Pornic, NDLR], par exemple, a été gardé 7 mois par la justice...

Vous ne croyez donc pas à la thèse des enquêteurs ?
Le 4 avril, j’ai parlé à Xavier au téléphone à l’heure du déjeuner pendant une demi-heure. Nous avons discuté de la famille, de choses et d’autres. C’était le Xavier des situations sérieuses. Je suis maintenant convaincue que cette conversation était un adieu, mais pas celui d’un assassin. La thèse selon laquelle Xavier aurait tué toute sa famille ne correspond absolument pas à son profil. C’est une enquête uniquement à charge. Par exemple, quand une commerçante du voisinage dit avoir vu Agnès vivante le 7 avril, on la discrédite.

Comment décririez-vous le caractère de Xavier ?
Il y a une constante dans les témoignages des personnes qui ont été interrogées, c’est que Xavier est quelqu’un au contact facile, sympathique, attentionné, qui essaie de rendre la vie agréable à ceux qui l’entourent. Il est fiable, ponctuel. On fait une fixation sur le méchant, le coupable… Nous qui le connaissons, nous nous opposons totalement à cette image de narcissique.

On parle beaucoup de l’influence de votre mère et du groupe de prière de Philadelphie… 
Nous avons reçu une éducation chrétienne traditionnelle (mais pas traditionnaliste, j'insiste), sans aucun embrigadement. La preuve : nous sommes trois enfants, et nous avons suivi des voies très différentes. Ma mère reçoit une révélation privée, mais elle ne nous a jamais forcés à lire quoi que ce soit. Nous avons gardé un fonds commun, oui, mais des pratiques très différentes. Et puis, on parle beaucoup d’un signalement fait auprès d’une association anti-secte dans les années 1990. Mais nous n’avons jamais été entendus ni poursuivis.

Votre père Hubert, lui-aussi, représente un mystère. Sa mort, quelque mois avant le drame, est vue par certains comme un possible déclencheur du drame… 
Mon père, fils et petit-fils de militaires, est parti en Afrique en 1979. Cette séparation ne s’est pas faite pour des désaccords religieux : il avait une double vie. Xavier avait 18 ans, et rien ne montre qu’il ait mal vécu ce départ. [Xavier s’est beaucoup occupé de mon père toutes ces dernières années]. On veut nous montrer l’image d’un pauvre Xavier dépressif qui ne supporte pas la mort de son père, ce qui est loufoque. La mort de notre père a été un soulagement pour lui, comme pour nous, sur un certain plan.

Que pensez-vous des battues régulières autour des lieux de sa disparition dans le Var ?
Le juge d’instruction est  dans son rôle […]. Mais si on cherche tous les trois mètres on a vingt ans de recherches devant nous. Cet intérêt à faire traîner les choses est suspect.



D'après l'interview du Parisien Enquêtes, février-mars 201, page 81, par Jérôme Sage.




"C'est dire le peu de crédit accordé aux opérations de recherches organisées dans le Var..."

Et ce n'est pas nous qui le disons :


Nice Matin - Samedi 16 février 2013