AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

dimanche 17 mars 2013

Lettre à Xavier - 1

mis à jour le 11 mai 2013
Le 16 mars 2013



Mon Xav,


Le temps a passé depuis que tout s'est déclenché ; depuis que nous avons reçu ta lettre, et que votre disparition en famille a été annoncée par les médias... Et je voudrais t'écrire aujourd'hui, pour te donner quelques nouvelles – au risque que des oreilles indiscrètes se méprennent sur mes paroles : peu importe, c'est à toi que je parle – et toi tu comprendras. D'ailleurs, n' est-ce pas notre seul moyen de communiquer, en l'état actuel des choses ? Inutile de te dire tout ce que tu sais déjà : nous tous, tes plus proches, nous n'avons pas varié d'un iota – mais je vais profiter de ce mot pour rectifier quelques erreurs qui circulent.

Et surtout je veux te remercier pour ton mail de juillet 2010 en particulier, qui nous parle énormément, et nous a beaucoup touchés.

Tu m'as dit à une ou deux reprises, dans le passé, et j'avais dressé l'oreille, qu'on ne savait jamais tout de la vie de quelqu'un – même de ses très proches. Tu t'en souviens ? Sûrement ! C'est vrai, l'on ne sait jamais tout – et l'on n'a pas besoin de tout savoir. Mais il y a une nuance entre connaître toute la vie de quelqu'un – chose impossible – et connaître quelqu'un. Connaître, c’est aimer, finalement. Non pas connaître tous les détails d'une vie, mais bien connaître le fonds de la personne. Depuis deux ans, le grand argument contre ce que j'avance, à savoir votre départ en famille, est que l'amour fraternel est forcé de m'aveugler, soi-disant – et que, étant ta sœur, je suis forcée de ne pas te connaître. Tu remarqueras le bancal du raisonnement, fallacieux à la base. Et si tu avais quatre sœurs, d'avis opposés ? – sans compter que ceux qui ne te connaissent pas... sont supposés te connaître mieux que nous : logique de l'absurde. Mais vu que l'on nage dedans allègrement depuis deux ans, l'on n'est pas à ça près.

Revenons à ton mail de Juillet 2010. Tout comme ta lettre de départ, il a répondu à mes interrogations intérieures à ton sujet : cela faisait des années que je me disais que tu avais une double casquette – une double activité. Cette façon de sillonner la France, vos voyages aux U.S.A, assez contradictoires avec vos soucis de jeunes parents... : je ne me le formulais pas aussi clairement qu'aujourd'hui, mais je captais bien qu'il y avait un double fond. Et pas négativement, bien sûr. Et je me demandais très consciemment, en revanche, à quoi tu te rattachais – à quel cercle de personnes, quels services... Ce n'est pas de la réécriture à posteriori, comme certains esprits forts voudront probablement se le figurer. C'est bien la raison pour laquelle ta lettre de départ, écrite au nom d'Agnès et des enfants, ne m'a causé aucun doute...

Bien sûr, cela a été un vrai tremblement de terre, j'ai compris qu'on ne vous reverrait pas de sitôt... et j'ai cherché à amortir un peu la nouvelle pour Maman – mais si j'ai eu une seconde de déni, de vertige en comprenant que toute une vie était désormais révolue, avec tout le chagrin que tu peux deviner – j'ai été soulagée, ô combien, de te savoir parti – et Maman aussi. Je sais que tu le sais. De vous, savoir tous partis. À temps.

C'est très simple en fait, la problématique se résume à ceci : ta parole, contre celle de la justice et des médias. Ta lettre, ou le discours officiel. Pour nous, qui te connaissons, le choix ne s'est même pas posé. Et Bertram le dit bien, dans son interview. Ayant reçu ta lettre explicative, le tapage médiatique ne nous a impressionnés en rien. Et même... Nous avons vu les fausses notes à mesure... !

Lesquelles ? La fausse note principale : l'embrasement médiatique AVANT la découverte des fameux corps. Absurde, alors que je tenais de la bouche même de la police – et par plusieurs biais, notamment par Emmanuel, renseigné de son côté – qu'une famille a tout à fait le droit de disparaître... Un article récent raconte que c'est moi qui ai prévenu la police de votre départ, c'est absolument faux puisque au contraire, comme Emmanuel et d'autres, je ne voulais pas gêner votre exfiltration. Nous sommes plusieurs dans ce cas. Nathalie, par exemple – qui n'a jamais rien cru de négatif à ton sujet, et m'a fait ton éloge l'année dernière ; contre vents et marées, médiatiques et autres. Bien sûr que nous n'avons pas ameuté la police, ni le procureur : c'est la famille d'Agnès qui l'a saisi – et à partir de là tout a basculé. Dans l'absurde.

Votre disparition, qui n'était pas inquiétante pour vos vrais amis, au vu de votre lettre, a basculé en "disparition inquiétante" : coup de Trafalgar.

C'est là que s'est opérée la scission. Dès l'entrée en scène du procureur. Qui, il faut l'avouer, a joué son rôle avec brio. Ameutant les médias au quart de tour : curieux, non, une conférence de presse annoncée Avant le déterrage des corps ? Ce fut sublime de synchronisation. Les autres fausses notes ? Le concert médiatique, ce chorus résolument à charge. Cette espèce de hallali – de lynchage aveugle – trop bien orchestré à nos yeux, là encore. C'est à toi que je parle, nota – pas aux railleurs systématiques qui ont besoin d'un bouc émissaire pour se défouler de leurs problèmes existentiels, et qui t'accuseraient encore, quand bien même tu réapparaîtrais avec Agnès et les enfants à tes côtés ... Je ne cherche pas à les convaincre, car ils sont dans l'a priori. Mais les esprits honnêtes réfléchissent – et tu as plus de sympathisants, sur le terrain, qu'on voudrait nous le faire croire. C'est aussi pour eux que le blog a été créé, même si avant tout il l'a été pour pouvoir te parler à toi personnellement.

D'autres fausses notes ? Les déclamations du même procureur, à chaud – totalement inacceptables. Faisant preuve d'une emphase déplacée, qui en a choqué plus d'un – et qui pour nous relevait d'un jeu de rôle, ni plus ni moins. Sans rien de drôle. Un jeu de com. Pour nous qui avions ta lettre explicative, une sorte de pièce de théâtre se déroulait sous nos yeux. Bien sûr, c'était terrible, et nous achetions tous les journaux – contre le conseil réitéré de la police, de ne rien lire, ne rien suivre... Tu imagines si nous avons suivi ce conseil !, d'autant plus suspect qu'il était insistant et que chacun sait la coopération existant entre certains policiers et certains journalistes... Coopération tangible a posteriori au vu du dossier et des fuites – systématiquement à charge évidemment – qui ont eu lieu.

Quoi encore, en fait de fausses notes ? Ce laps de temps, de dix jours pleins, où la police se rend chez vous à cinq reprises, dressant des procès-verbaux signalant des anomalies telles qu'une serpillière mouillée ou une nappe qui fait son apparition sur la table de la cuisine, un bidon de nettoyant qui change de place, tantôt sur cette même table, tantôt sur le plan de travail... Et toutes les anomalies innombrables du déroulement global des faits et de l'enquête. Sais-tu que j'ai retrouvé ton papier manuscrit « Clé de la cave », un an après, en vrac dans l'évier ? Il n'avait pas été saisi. J'aurais cru le contraire. Je l'ai pris. Un souvenir.

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Des fausses notes en série. J'en oublie. L'une d'elles, le dénigrement notable d'une partie civile un peu dérangeante... et que l'on s'empresse de faire passer pour dérangée (avec les poncifs éculés d'une chasse aux sorcières : « La Secte Redoutable !!! »).
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Te croire, ou croire la version officielle, imposée tous azimuts ? Pour nous le choix a été instantané, il allait de soi. Et l'étude du dossier d'instruction est venu en confirmation de notre lecture des faits, jour après jour, mois après mois, implacablement. À nos yeux, dès la première heure, la véracité de ta lettre s'est imposée – et à partir de là tout s'est enchaîné avec une logique implacable. Je te donne notre lecture personnelle, faite de déductions. En reprenant à zéro. Il y a un certain nombre d'années, tu as fait le choix d'entrer dans certains services, appelons les DEA pour simplifier. Agnès ne l'a pas ignoré – et elle t'a soutenu – tout en craignant pour toi : quoi de plus naturel... Tu nous parlais de ses inquiétudes, ses insomnies, sa peur de l'avenir – cela aussi à retardement ça m'a parlé, entre autres morceaux de puzzle qui se sont placés et éclairés mutuellement. Elle ne pouvait confier ses craintes à personne, toi excepté, et en y réfléchissant je pense que ses mails angoissés exprimaient cet isolement, ce secret partagé à deux pendant des années de silence obligé vis à vis des autres...

Puis la notion de départ en famille s'est profilée, et tu as commencé à préparer les esprits : certainement un scénario d'accident domestique, officiellement fatal à toute la famille, était au programme – et là tu as écrit ce mail de juillet 2010 qui ne dit rien, mais qui évoque les possibles drames de la vie, et qui se clôt avec ce paragraphe destiné aux tiens : père et mère, frères et sœurs. Transparent, à retardement. Et puis, pour jouer le jeu, tu as évoqué à droite à gauche la notion de suicide, tout en promettant à l'un d'entre nous de ne jamais abandonner Agnès et les enfants, et de ne jamais te suicider. Pour nous, c'est clair !

Tu savais qu'il y avait plusieurs options possibles, dans votre plan d'exfiltration, de l'accident domestique ... au drame familial. Un drame dont tu devais porter le chapeau, le cas échéant... Quelqu'un m'a dit qu'aux États-Unis ce type de scénario est légal, est-ce vrai ?... Toujours est-il qu'il y a eu un grain de sable. Un, la plainte auprès du procureur. Deux, le zèle de celui-ci, hors de propos. Trois, l'hystérie médiatique qui en a procédé. Et quatre, notre décision, EN CONSÉQUENCE, de prendre un avocat... Ce qui nous a permis d'accéder au dossier – et de recueillir d'autres morceaux du puzzle, essentiels, et de refaire en partie le film.

Comme quoi, point trop n'en faut, car avec moins de tapage, nous n'aurions peut-être pas réagi de cette façon – et nous n'aurions pas eu connaissance du dossier. Le blog néanmoins nous l'avions ouvert dès avril 2011 – pour pouvoir communiquer. L'avons suspendu, car c'était prématuré. Il fallait avoir glané les mille pépites du dossier...

Les médias (sous-entendu, ceux qui ont participé à la propagation du mythe « suicide ou cavale ? ») se sont plu à dresser le portrait d'un grand méchant loup, caricatural : un personnage hors normes, dans une affaire hors normes, et patin couffin – jouant tout simplement leur crédit. Car nombreux sont tes mails et tes démarches qui vont diamétralement à l'encontre des mythes entretenus à plaisir – et notamment ton fameux mail de juillet 2010, où tu souhaites juste que tes plus proches ne tombent pas dans le panneau, ne soient pas victimes du mirage : ce n'est pas l'opinion d'un grand public désinformé, qui compte pour toi alors, mais bien que ceux que tu aimes soient rassurés, et y voient clair. Te comprennent. Où est la prétendue façade narcissique ?

Et c'est le cas, du moins en ce qui nous concerne. Papa n'est plus, grâce à Dieu, car il serait mort de chagrin devant cette folie médiatique dévastatrice – qui en a choqué plus d'un sur le terrain : je suis sur le terrain, et crois moi j'en ai reçu des témoignages de sympathie, de voisins ou d'inconnus, par exemple des commerçants, que cette virulence à charge a intrigués ou choqués. Et jamais l'usage de mon nom de famille ne m'attire quoi que ce soit de négatif, c'est bien la raison pour laquelle je le garde, quoique devenue l'épouse de Bertram comme tu le sais. Ces choses, les médias ne te le diront pas – et elles sont une réalité.

Bertram était au loin quand l'affaire a éclaté, nous ne pouvions pas communiquer facilement, et je ne voulais, ni ne pouvais, faire état de ta lettre au tout début. Il a donc connu des heures douloureuses, croyant ta famille décimée ; mais avec les éléments que j'essayais de lui donner quand même, il a pensé que tu avais été victime d'un agent double, et que ta famille était tombée dans un piège tandis que tu la croyais en sécurité. Puis, quand il a lu ta lettre, il a tout compris. Sans une seconde d'hésitation, lui non plus. Malgré que des corps aient été déterrés. Cela n'a pas fait un pli pour lui. Pourquoi ?

Parce que dans un contexte d'exfiltration, avec un scénario de drame domestique, un montage policier existe de facto... Avec tout ce que cela présuppose. Des corps d'emprunt, aux résultats ADN supposés probants, en passant par les empreintes digitales qui coïncident... quand bien même elles n'ont pu être prélevées pour cause de... corruption. Sinistre jeu de mot. Mais il s'impose. À nos yeux, tu as bel et bien travaillé sur une sale affaire de corruption – elles ne manquent pas, même dans certaines hautes sphères, qui en est dupe ? – et la situation est réellement devenue critique pour vous.

Je me souviens de certains mails où tu évoquais des craintes pour tes enfants, pour Anne notamment ; sur le moment cela me paraissait curieux, mais je l'ai re-compris avec ta lettre, et cette notion de représailles, chose que tu devais redouter depuis des années... Tu me disais que si jamais quelqu'un faisait du mal à l'un de tes enfants... Cette préoccupation ne cadrait pas avec votre vie standard en apparence. J'avais dressé l'oreille. C'était fin 2010, comme par hasard. Et cela coïncide avec l'augmentation des craintes d'Agnès fin 2010 : une amie dit que ses craintes avaient augmenté depuis quelques mois, au printemps 2011.

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Si tu savais les anomalies du dossier – lumineuses. Le montage est transparent. Les fameux corps sont exhumés un à un, par définition, et rapidement examinés un à un dans l'ordre d'exhumation – avec attribution d'un nom par la police. Le médecin légiste – il y en a eu deux – est sur place. Il dresse les actes de décès nominatifs, illico, dans l'ordre d’exhumation. Très bien. Seulement, étrangeté, le corps nommé "Arthur" par la police ... est appelé "Thomas" par le médecin légiste. Pourquoi donc ? Curieuse rectification, non ? Elle nous laisse songeurs... Car elle n'a aucune raison d'être, si réel drame familial il y avait. Ce médecin n'a aucune raison d'être en mesure de différencier des corps méconnaissables ; d'autant, qu'a priori, il ne vous connaissait pas. En revanche, si scénario pré-écrit il y a, cela s'explique très bien. Car il s'agit de la fosse supposée dernière en date. Donc dite "Thomas". « Nous n'existerons plus en tant que Français ! ». Il fallait ce montage, et il a été réalisé avec un certain brio à nos yeux.

Et de la part des services de police concernés – et compétents – quoi d'étonnant ? Ils ont fait leur boulot, ni plus ni moins. Et même un assez beau boulot. Sans signature ? – mais si bien sûr, avec la signature de cette absence de signature. Qui trahit des pros. De A à Z. Manque de chance, nous avons pu creuser le dossier, et il y a une trame évidente. Ce sont toujours les mêmes qui suivent certaines opérations de bout en bout. Et si toute la désinformation entretenue depuis quasi dix-huit mois peut berner le grand public – elle ne peut pas illusionner la partie civile qui te connaît. Et qui voit le dessous des cartes.

La police en question est astreinte au silence ? Mais c'est un silence éloquent. Alors peut être que cette comédie continuerait des années pour aboutir à un procès par contumace – sauf énorme surprise comme dit un journaliste, assurant prudemment ses arrières – mais pour nous les choses sont claires à cette heure, elles sont de l'ordre de l'évidence. Non seulement nous refusons cette dialectique piégée du fameux « suicide ou cavale ? », mais nous refusons tout autant de nous faire enfermer dans la toute première dialectique : culpabilité ou innocence ? Tout simplement parce que s'il y a bien eu des corps, il n'y a pas eu les morts que l'on dit – a  fortiori pas de crime. « Et si l'affaire de Nantes était une vaste supercherie ? »

C'est notre lecture des faits, te connaissant, ayant reçu ta lettre explicative, ayant OBSERVÉ le déroulement de l'affaire – avec tout le recul voulu – et ayant pu fouiller le dossier. Ayant pu retracer, à la fois votre départ, et les grandes lignes du montage. Et observer le basculement dès l'entrée en scène du procureur, de la police, et des médias. Une vraie pièce de théâtre. Macabre, oui.

Et si les représailles contre vous étaient bel et bien tombées, sous cette forme précisément ? Cela, c’est notre vision des choses – et elle n'engage personne d'autre. Mais qu'a-t-elle d'impossible ? ...

Le dossier ne comporte strictement aucune preuve contre toi, aucune empreinte, aucune signature. Juste des préparatifs de départ, familiaux. Et tes au revoir divers, aux personnes pour qui tu as de l'affection, à différents degrés. Avec le souci de chacun, les recommandations diverses. Tu n'allais pas expliquer aux directeurs d'école que tu travaillais avec la DEA, et à nous tes proches, prétexter des gastros ... La mauvaise foi de certains zélateurs, les trahit. Obscurantisme volontaire. Et donc significatif. Ils donnent dans le politiquement correct...

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Le virulent démenti du procureur, au quart de tour, quand nous avons dévoilé l'existence de menaces (le terme apparaissant pourtant à 5 reprises, sur deux procès verbaux... ignorés...) ; la supposée traque de "Claudia", jusqu'en février 2013, alors que son nom, et ses coordonnées, figurent en toutes lettres, et en bonne place au dossier, dans le relevé de vos contacts familiaux... Sais-tu que c'est Bertram qui a demandé à Maître Goldenstein de le signaler par courrier au juge... d'où l'annulation instantanée de l'émission de TV allemande censée la retrouver : cela non plus les médias ne te le diront pas – ni au grand public, pourtant tenu en haleine, et lassé, avec moult signalements et fausses pistes dérisoires.

Le sérieux et la fiabilité de cette enquête ?

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Que te dire de plus ? Emmanuel a été d'un immense courage, et cette misérable affaire nous a rapprochés, à quelque chose malheur est bon ! Il a été littéralement matraqué d'auditions quotidiennes pendant quasi un mois, un vrai lavage de cerveau – sic. Au bout duquel il ne savait plus où il en était – mais jamais il n'a été sûr de ta culpabilité. Il doutait dans un sens comme dans l'autre. Mais il te gardait toute son amitié de fond. Puis le temps a passé, nous avons pu lui parler des énormités du dossier, et ça s'est décanté. Il y voit beaucoup plus clair aujourd'hui... Il a déménagé – au calme. Il a perdu sa mère cet hiver. Tout rentre dans l'ordre doucement. Pour nous aussi tout va bien. Le plus dur, affreux, a été de te voir aussi méconnu – de presque tous. Pour cela, oui, nous avons pleuré. Voir l'image démentielle propagée tous azimuts par des médias dépourvus de conscience morale, ni même simplement professionnelle. Salir pour salir. Ils en ont trop fait.

Mais il en est sorti un bien. Et pour nous le principal est que vous soyez sains et saufs, sous d'autres cieux. Avec vos nouvelles identités. Partis à temps, surtout. Cela, nous l'avons su dès le premier instant, le 11 avril 2011, à réception de ta lettre : « Tous les oiseaux se sont envolés du nid à temps » – grâce à Dieu !

Il me reste à te dire que nous allons bien, pas de soucis; Maman est égale à elle-même, tu la connais;
et à t'embrasser bien fort, avec Agnès et les enfants.


Christine.



Ps. « Nous aurons tellement de choses à nous raconter plus tard ! » Tu as raison... Et a fortiori aujourd'hui ! Alors autant commencer dès maintenant. J'ai oublié de te raconter la perquisition, le 26 juillet 2011, à six heures du matin : une bonne dizaine de policiers, et deux commissaires, Versailles et Nanterre, avec bélier, gilets pare-balles, etc... Il y avait un côté surréaliste, pour nous qui vous savions tous expatriés. Cela ne leur a pas échappé, bien sûr.

Avant cela, nous avions eu notre audition, à domicile, le vendredi 22 avril 2011 (Vendredi Saint), à quatre heures de l'après-midi : en voyant la façon de procéder du policier, j'ai eu un flash, et là aussi la confirmation de ta lettre : je t'avais sous les yeux. Tu avais appris les techniques de manipulation PROFESSIONNELLE (qui n'a rien de commun, quant au fond, avec la manipulation affective. C'est là l'énorme contresens que font ceux qui ne te connaissent pas). Cela a été pour moi un magistral CQFD.

Vieux souvenirs ! Je te les raconte, avec mes décryptages : depuis deux ans, je subis la Censure invariablement. Assez de la langue de bois.

Géronimo ! ;-)







Lire aussi : Lettre à Xavier - 2  et  Autres photos.



Non solum ...