AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

vendredi 1 mars 2013

Réponse de Xavier Dupont de Ligonnès à Philippe Bilger


 FICTION 

Le Parisien Enquêtes, février-mars 2013, page 84



Monsieur, 

Vous m'avez écrit, sous couvert de fiction, une virulente harangue : un véritable réquisitoire, paraît-il.

Bien à l'abri de toutes poursuites, derrière votre petite gommette orange en haut de page, naturellement.

Je ne vous ai pas lu, mais j'ai mes informateurs. 

Vous me voyez, dites-vous ? – moi aussi, je vous vois, dans le monde de l'imaginaire où vous vous placez. Ou plus précisément je vous regarde. 

Loin de moi l'idée de me justifier, de vous haranguer en retour, de me venger le moins du monde : ce n'est pas dans mon caractère ; et surtout, dans cette affaire fictive, où – accusé fictif – l'on m'a condamné sans procès, chacun s'est finalement jugé lui-même spontanément, dévoilant son propre fond. Ou son bon fonds, le cas échéant.

Vous me voyez ? J'ai plutôt l'impression, Monsieur, que vous vous regardez au miroir ; vous écoutant parler complaisamment, vous berçant d'illusions. Et que, tel Monsieur Patier dans sa propre fiction, vous me projetez tout simplement les crimes que vous portez en vous : votre mal-être personnel – avec délectation.

À moins que vous n'ayez profité de l'occasion, pour simplement vous mettre en avant : petit coup de pub au passage, comme cet auteur de roman, ou cet autre – qui  se présente comme un ami – ? Pour ne citer qu'eux.

Quoi qu'il en soit, le discernement vous a fait défaut, en ce pas de clerc. Il me reste à vous souhaiter beaucoup de lucidité à présent ; et une capacité d'autocritique, assortie d'une remise en question à la hauteur d'un réquisitoire qui s'est trompé de cible.

Wishing you all the best,

Xavier Dupont de Ligonnès

 FICTION -