AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

jeudi 28 février 2013

Ce Qu'il Fallait Démontrer...


... ou simple question aux lecteurs de ce blog.

mis à jour le 3 mars 2013

Nous avons publié tout récemment quelques informations inédites sur l'affaire :

  • Le 20 février, Claudia : nous faisons remarquer que son nom de famille figure en toutes lettres, et en bonne place, dans la liste des contacts de Xavier et Agnès, versée au dossier dès le début de l'affaire. N'y aurait-il pas un rapport direct avec l'annulation récente de l'émission allemande ?...
  • Le 24 février, les photos de la terrasse, cinq au total, publiées pour la première fois. Il est désormais beaucoup plus facile de se faire une idée du travail colossal que représente le creusement de fosses en cet endroit.
  • Le 25 février, un mail de Xavier, envoyé à deux de ses amis le 11 juillet 2010, et dans lequel il évoque très sereinement plusieurs scénarios d'accidents ou de drames au cours desquels lui seul, ou sa famille entière, pourrait disparaître. Ce mail capital, que l'on retrouve plusieurs fois dans le dossier, n'a pourtant jamais fuité auparavant, contrairement à beaucoup d'autres informations utilisées à charge contre Xavier. On peut se demander pourquoi.
  • Etc...


Venons-en à notre interrogation : 

Pourquoi ces informations ne semblent-elles pas intéresser les médias - à quelque très rare exception près - pourtant si friands de scoops et de sensationnel ? 

Ces informations n'ont-elles aucune importance dans l'élucidation du mystère que représente soi-disant cette affaire ?

On se précipite pourtant dès lors qu'il s'agit de répercuter des signalements hypothétiques de Xavier en Italie, en Corse ou ailleurs. On se précipite également sur les écrits et communications de Xavier et Agnès, vieux de plusieurs années, au mépris de leur vie privée, et de la mémoire des disparus.

Les assertions de ce blog sont pourtant faciles à vérifier, et à relayer au grand public maintenu en haleine... 

Pourquoi ce scrupule soudain ?
(Fort honorable, au demeurant... dommage qu'il vienne si tard, et hors de propos)

Il est vrai que ces informations ne sont pas vraiment à charge.

Et pour l'une d'entre elles, au moins, très dérangeante.


Y aurait-il deux poids deux mesures ?... Et une certaine censure ?...




Dit autrement : l'innocence de Xavier n'est-elle pas, elle aussi, très dérangeante ?

Que cache-t-elle ?...


"C.Q.F.D.", pour les intimes
(clin d'oeil à Pilourette)




...Revoir la présomption d'innocence.



mercredi 27 février 2013

Le vrai Xavier – 5


… vu par ses collègues et relations professionnelles.

mis à jour le 4 mai 2013

Une personne qui a travaillé comme commercial au début des années 2000 pour Xavier : 
« Il avait créé un site « la route des commerciaux ». Nous étions plusieurs commerciaux à travailler pour Xavier Dupont de Ligonnès. Ce dernier avait mis les moyens à la disposition de ses employés: ils avaient tous une voiture de fonction, téléphone. L'idée de Xavier était de démarcher des hôtels d'une certaine qualité afin de les faire adhérer, moyennant finance, au site « la route des commerciaux ». Ce site, destiné aux commerciaux les aiguillait alors vers l'un de ces hôtels de meilleure qualité que les hôtels qu'ils fréquentaient habituellement. Cette prospection marchait bien, mais quelque temps plus tard, Xavier est parti aux Etats-Unis, avec l'argent rapporté par les adhésions des hôtels, et j’ai donc cessé de travailler pour lui. Pour autant il n'y a pas eu de contentieux entre nous lié à la situation. »

Un ancien employé de Xavier :
« Au départ j'ai eu une bonne impression de lui, quelqu'un de sympathique, simple, avenant. J'ai toujours gardé cette même impression de lui. J'ai arrêté de travailler pour cette société, car je ne gagnais pas assez ma vie et j'étais toujours en déplacement ce qui posait des problèmes dans ma vie privée. Je n'ai eu aucun problème, aucun contentieux avec Xavier de Ligonnès suite à cette démission et j'ai toujours été payé sans difficultés. »

Un ancien collaborateur :
« Un jour d'avril, ma femme m'a fait lire un article : en déchiffrant le nom Xavier Dupont de Ligonnès, je suis tombé à la renverse. Je ne comprenais pas. Il avait été très honnête avec moi, il avait même remboursé quelques hôteliers dont la mise en ligne n'avait pas été faite en temps et en heure. » 

Une hôtelière, ancienne cliente de Xavier :
« Notre établissement avait été référencé par le site internet « La route de commerciaux ». Nous avions été démarchés par M. Dupont de Ligonnès, c'était il y a environ 3 ans. C'est mon époux qui s'était chargé de cela. Il s'agissait de référencer notre établissement sur son site internet spécialisé pour l'hébergement et la restauration des VRP. A ce titre, nous versions à M. de Ligonnès, par virement, la somme mensuelle d'environ 44 euros. Ce système a perduré pendant un an mais nous avons résilié le contrat du fait du peu de clientèle que cela nous apportait. II était prévu dans le contrat un remboursement des sommes engagées au cas où cette publicité ne serait pas efficace. Après avoir insisté auprès de lui, M. de Ligonnès a remboursé les sommes engagées en plusieurs versements de 44 euros. »

Un entrepreneur pour qui Xavier a travaillé :
« Je travaillais régulièrement avec lui. C'était un bon agent commercial dans ce domaine. Nos relations restaient plus professionnelles que privées. C'était pour moi une personne fiable et sérieuse, dans le cadre des missions que j'étais amené à lui confier et il faut dire que cette qualité est rare dans le milieu. Je dirais que mes relations restaient essentiellement professionnelles, même si nous avions été amenés à discuter de sa situation familiale et de ses orientations religieuses. Je savais qu'il était catholique et qu'il avait quatre enfants, par exemple. Il avait également fait état de quelques problèmes de trésorerie. »

Un autre ancien employé de Xavier :
« Il était très courtois, très convaincant, souriant. Il était très intelligent. Sa façon d'être physiquement, moralement, était très bien. Il avait de la noblesse dans son nom mais aussi dans ses attitudes. Je me souviens que Xavier m'avait parlé de ses enfants, il m'avait alors paru très paternel. Il était de bon conseil, et il faisait confiance. Il n'y a jamais eu de souci au niveau du paiement. [Concernant l’affaire :] Je pense qu'il a pété les plombs. Tel que je le connaissais, c'est tout de même difficile à croire.»


Le bon vieux temps...





Le vrai Xavier – 4


… vu par ses proches et ses amis (les vrais).






Un médecin, ami de la famille : « Xavier nous avait rappelé lors du décès de son père, de mémoire fin janvier. Il avait assez bien pris cette annonce du décès car il jugeait que cela était une bonne chose pour son père qui était âgé et malade. » 

Un ami de Xavier : « En supposant que Xavier soit le coupable [ce que cet ami ne croit pas], cela me chiffonne qu’il ait pu porter des poids morts tels que sa femme et ses enfants car il avait des problèmes de dos, même après avoir joué au bowling avec moi un après-midi. »

Une amie de la famille : « La dernière fois où j’ai eu Agnès, c’était le 30 mars. J’avais [organisé une activité] et je lui avais proposé de venir. Elle m’a répondu le 30 mars qu’elle ne pouvait pas venir le 1er avril car son weekend était chargé. Pour moi, c’était une famille qui avait des soucis d’argent, mais je ne comprends pas cette affaire car Xavier est quelqu’un de très doux, de très calme, de très patient et de très positif. J’avais parfois toute la famille ensemble et il y avait de la tendresse, la famille était unie. Je sais qu’ils avaient des problèmes d’argent mais il y avait un lien fort qui les unissait. Pour moi Agnès avait conscience des problèmes d’argent, elle le savait. »

Une femme connaissant bien la famille : « Monsieur Xavier Dupont de Ligonnès ne m'a jamais fait d'avances, il est toujours resté très courtois et charmant, cordial, c'est pourquoi j’ai été perturbée en pensant m'être trompée sur le personnage. Cette famille me semblait saine, représentant les fondamentaux d'une famille stable, avec de l'amour pour les enfants de la part des parents. J'ai cette impression à la façon dont les parents parlaient à leurs enfants, leur regard sur eux, l'extrême politesse des enfants. Monsieur de Ligonnès m'était apparu comme le bon père de famille essayant de gérer les problèmes comme il pouvait »

Un ami de la famille : « J'ai entendu l'histoire de disparition de la famille, puis de la découverte des corps, aux informations télévisées. Quand j'ai entendu le nom, j'ai compris de qui il s'agissait. Ça a été un choc car pour nous c'était une famille très gentille, très unie, presque « modèle » de ce qu'on en connaissait à l'époque. »

Un autre ami de la famille : « Xavier adorait la musique country et tout son côté américain, et Agnès était pareille. C'était un couple fusionnel, avec de la classe, de l'éducation, qui parlait à tout le monde. Toute la famille avait des tas d'activité et d'aucune façon, ils ne vivaient repliés sur eux-mêmes. Ils étaient baroudeurs tous les deux, et Agnès m'avait dit qu'ils étaient rentrés des Etats-Unis, après un an de vie de nomade là-bas, car l'éducation scolaire y était très déplorable. C'était un énorme bosseur. Agnès était toujours gaie, elle avait un style "vieille France" avec ses cheveux gris mais elle était très ouverte. A ce jour, je ne crois pas à la culpabilité de Xavier et à tout ce dont on l'accuse. Ce n'est pas Xavier. C'est pas du tout dans sa façon de faire, il venait d'une grande famille, c'était quelqu'un d'honneur qui avait des principes. J'ai toujours du mal à accepter qu'il ait pu tuer sa fille, car il en était vraiment "gaga". Elle sautait à son cou, on sentait une complicité totale entre Anne et Xavier. Il n'a pas pu la tuer, ce n'est pas possible. J'avais été également au courant de la maladie puis de la mort de son père, et il s'en était occupé, sur la fin. J'attends aujourd'hui qu'il soit arrêté vivant et que j'aie une explication ; j'ai besoin que ce soit lui qui me dise "c'est moi" ou "ce n'est pas moi". Si ce n’est pas lui, je le croirai. »

Une amie du midi : « Lorsque je l'ai rencontré, Xavier vivait seul. Il était beau gosse et avait pas mal de succès. Il aimait bien faire la fête. Presque tout de suite, il nous parlait d'Agnès, je pense qu'il avait dû la rencontrer quand il remontait chez ses parents en Région Parisienne, ou qu'il la connaissait déjà d'avant. Assez rapidement, il nous en a parlé de plus en plus et disait qu'il avait trouvé la femme de sa vie, et qu'elle avait déjà un petit garçon. [Concernant l’affaire], mon premier sentiment a été de ne pas y croire au départ, de penser qu'il avait été tué lui aussi, car je ne l’avais pas connu comme ça. Ça me semblait invraisemblable. »

Une amie, ancien amour de jeunesse : « Durant ces trente années où nous nous sommes connus, à aucun moment je n'ai pensé qu'il pouvait commettre un tel geste. Il m'avait parlé de manière très saine du poids que représentait la vie de famille avec quatre enfants mais cela sans excès. Il m'a indiqué qu'il était commercial indépendant, il m'avait fait part de problèmes financiers. Il ne m'a jamais demandé d'argent, je ne lui en ai jamais prêté. »

Un cousin : « Autour de mars 2011, il m'a rappelé sur mon portable. Il m'a demandé si nous pouvions déjeuner ensemble, non loin de mon bureau. Il m'a juste dit que cela lui ferait plaisir que nous déjeunions ensemble, sans rien me demander d'autre. Nous nous sommes donc retrouvés le mercredi 23 mars 2011. Il ne s'est plaint de rien. Il ne m'a semblé ni abattu ni déprimé. Il était plutôt plein d'entrain et souriant. [C’est quelqu’un de] sympathique, affable, gentil garçon. C'est d'ailleurs cela qui est le plus dur à vivre aujourd'hui. »

Une amie d’Anne : « Lorsque nous rentrions du lycée, et que le père d'Anne, Xavier, était présent, il lui montrait toujours de l'affection ; il l'entourait de ses bras comme un père avec sa fille. De plus, il l'appelait pour savoir si elle rentrait déjeuner. »

Une amie d’Arthur : « Arthur m'a dit qu'il tenait plus à sa mère [qu’à son père adoptif], qu'il serait prêt à tout faire pour sa mère, mais qu'il était reconnaissant envers l'homme qui l'avait élevé car ce n'était pas son père biologique mais, pourtant, il l'avait élevé comme son propre fils sans lui faire ressentir une différence ou quoi que ce soit. »




Lire aussi le témoignage d'Emmanuel, ami d'enfance de Xavier, et parrain de Thomas.





Lire aussi "Le vrai Xavier - 5 ... vu par ses relations professionnelles".

et "le vrai Xavier - 1", "le vrai xavier - 2", "le vrai Xavier - 3".


mis à jour le 14 avril 2013





lundi 25 février 2013

Élémentaire, mon cher Watson !


... ou la suite des expertises.





D'aucuns voudraient impérativement que nous nous inclinions devant les résultats, supposés infaillibles, des expertises diverses.

Pour une meilleure compréhension de la problématique, une simple illustration.

Lors des autopsies, le 22 avril 2011, les procès-verbaux établis font état de prélèvement d'empreintes sur trois des corps, les relevés sur les deux autres corps ne pouvant être effectués pour cause de décomposition.

Première anomalie, les corps dits "Thomas" et "Arthur" sont intervertis ; et plus loin ce sont les corps dits "Arthur" et "Benoît" qui sont confondus (mais s'agit-il du corps "Arthur-Arthur" ou "Arthur-Thomas" ? Il faudrait déjà s'assurer que le tatouage du corps "Arthur", enfin celui qui a été tatoué, soit réellement conforme à l'original).

En 2012, les résultats des expertises sont au dossier.
Selon les renseignements que nous avons, quels sont-ils ?

Les empreintes du corps "Agnès" et du corps "Arthur" sont déclarées correspondre à celles de leur carte d'identité. Formidable coïncidence, puisque ce sont les deux corps aux mensurations les plus incongrues.

Le corps dit "Thomas" n'est pas identifié par ses empreintes, celles-ci n'ayant pu être relevées pour cause de putréfaction. Une interrogation surgit alors : comment se fait-il que ce corps, supposé enfoui quelques jours après les autres, d'après la version officielle, soit plus décomposé que celui de son homologue dit "Arthur" ?

La comparaison des empreintes du corps dit "Benoît" avec celles du fichier de la carte d'identité n'est pas possible : qualité trop médiocre de l'empreinte de la carte d'identité pour identification.

Enfin la carte d'identité permettrait l'identification du corps "pouvant être Anne de Ligonnès", décrit comme étant une jeune femme. Le seul ennui, c'est qu'il était mentionné précédemment qu'il était impossible de procéder au relevé d'empreintes sur le corps dit "Anne" pour cause de décomposition avancée...

Des empreintes empruntées ?





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Des crimes prémédités à en croire la campagne médiatique déclenchée dès avril 2011.

Une histoire pré-écrite plutôt, avec des rôles pré-établis : et pourquoi pas ?


En juillet 2010 Xavier envoyait un mail commun à deux amis de longue date, jugés fiables. Il leur demande expressément d'enregistrer et de sauvegarder ce message dans un « dossier spécial, pour le cas où ». Il pourrait leur servir plus tard.

Après avoir envisagé plusieurs cas d'accidents et de drames domestiques, pouvant les atteindre lui et sa famille, Xavier conclut ce mail – retrouvé au dossier en 2012 – en ces termes :


« Je souhaite enfin que, même après enquête de police, on ne puisse jamais laisser croire à mes parents, frères et soeurs, que ces accidents ont été volontairement provoqués par moi (même si les preuves sont formelles.)

Fait à Nantes, le 11 juillet 2010, et expédié conjointement par mail à ... et à ... , qui pourront ainsi prouver l'authenticité de ce document.

Xavier de LIGONNES ».






dimanche 24 février 2013

La vérité - 1

... au plan pratique.



Selon le hors-série du Parisien, page 15, la terrasse se présenterait comme suit :


Schéma clair et relativement bien étudié. Malheureusement, le tout est imaginé, et idéalisé, sur la base de la version officielle : au final seul l’emplacement du palmier est à peu près conforme au réel.

L’escalier compte trop de marches, 12 au lieu de 8, ce qui donne l’impression d’une terrasse haute de 1,80 mètre au lieu des 1,20 mètre au point le plus haut.

Ce même escalier est placé complètement à droite, le long du mur mitoyen, ce qui permet d’imaginer un grand espace à gauche de cet escalier, pouvant accueillir les deux fosses. 

Malgré cette disposition imaginaire, l’auteur du schéma a dû faire déborder la fosse de gauche hors de l’abri que constitue la terrasse. Laissant ainsi supposer que l'auteur – ou mieux, les auteurs – de cette fosse aient commencé à creuser à ciel ouvert – ce qui permet d’éluder la difficulté de se servir d’outils à manche long, pseudo-pièces à conviction, sous une terrasse haute de 1,20m au plus.

Autre distorsion, la porte de la cave, et son accès encadré de deux murets de maçonnerie, ont été omis sur le schéma. Porte et accès qui réduisent d’autant la surface disponible pour creuser les fosses et compliquent leur réalisation.


Dans la réalité, les espaces sous la terrasse se présentent comme suit :



Côté gauche

Côté droit


Les dimensions des fosses (comblées sur les photos) étaient, selon le dossier :

  • A gauche, 1,20m de longueur, 0,80m de largeur, et 0,50m de profondeur. Cette fosse est totalement recouverte par la terrasse. Elle n’est pas perpendiculaire, mais parallèle au mur de façade de la maison.
  • A droite, 2,30m de longueur, 0,95m de largeur, 0,90m de profondeur. Cette fosse a été réalisée dans l’étroit boyau, large de seulement 1 mètre, qui sépare le mur de façade de celui de soutènement de l’escalier extérieur.

Le second schéma de la page 15 du hors-série, censé représenter la fosse de droite, ainsi que les dimensions  avancées, sont inexacts.


Le volume correspondant de terre retiré des fosses, depuis le niveau du sol, est donc de 0,48 m³ à gauche ; et de 1,97 m³ à droite.
Soit environ 2,5 m³ au total.
Ce volume ne tient pas compte des tas de terre et de gravats présents sous la terrasse au moment du départ de Xavier.

« PS : inutile de s'occuper du portique et de la pirogue qui resteront là (ni des gravats et autres bazars entassés sous la terrasse, au fond du jardin et dans la cave : c'était là quand nous sommes arrivés ici.) »

N'apparaissent pas sur les photos, prises en mars 2012, tous les objets entreposés sous cette terrasse à longueur d'année, et présents au moment du départ : barbecue, échelle, vieilles étagères, matériel de jardin et de vacances, etc...


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En parcourant la chronologie il devient très difficile de trouver le temps libre pour effectuer ce gros travail de déblaiement et d'excavation, très invraisemblable pour un homme seul (*). A fortiori lorsque l'on sait les problèmes de disque intervertébral aux lombaires et de péri-arthrite à l'épaule dont souffrait Xavier.

Par ailleurs, connaissant très bien Xavier, puis ayant eu accès à l'ensemble de ses nombreuses communications au cours de la semaine du 3 au 10 avril, et nous retrouvant placés de facto au coeur de son propre angle de vue, il est manifeste que son état d'esprit du moment est totalement incompatible avec celui qui lui est attribué artificiellement. Il est complètement égal à lui-même, et préoccupé de ses proches et amis. Ce qui est corroboré par l'ensemble des témoignages des personnes qui l'ont rencontré, ou qui ont eu un quelconque contact avec lui sur cette période de fin mars à mi-avril 2011.


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Et si nous étions dans le vrai ?
Et si Xavier était parti avec tous les siens en urgence, comme ils l'expliquent dans leur lettre de départ ?
Et si tous les oiseaux s'étaient envolés du nid à temps ?

Et si ces fosses avaient été creusées après le 10 avril ?

Qui nous empêche de raisonner ainsi ?
D'autant plus qu'à ce jour nous n'avons strictement aucune preuve du contraire. 


Et si l'affaire de Nantes était une vaste supercherie...







* Commentaire très pertinent de "Zounil" au sujet des photos et de la difficulté de creuser les fosses, indiqué par un ami, sur le forum  de France 2 "Non élucidé" Dupont de Ligonnès :

« Trés intéressant ; cela a dû représenter un travail considérable, d'autant qu'il a été très  très bien fait. La Police va se retirer sans n'avoir rien remarqué; une policière qui se trouve alors dans le jardin, remarque une grande planche en agglo placée sous la terrasse ; elle sert de fond de niche aux chiens ; quelque chose l'intrigue : la gamelle des chiens se trouve sous la planche et pas dessus; elle soulève la planche, d'où la suite.

Pour avoir fait ce genre de travail dans mon jardin, je sais que pour le faire sans trace, il faut mettre une bâche pour recevoir la terre, et éviter qu'elle ne laisse par terre, des traces impossibles à enlever ; il n'y en a pas, sinon la Police les aurait remarquées (surtout en regardant le jardin, du haut de la terrasse). Il y a eu trop de terre, sans doute un mètre cube au moins, soit prés d'une tonne; elle a du être enlevée, et jetée à l'extérieur ; c'est un travail colossal ; je le sais aussi pour l'avoir fait.

Cette photo se trouve dans un post du blog de la soeur Christine de XDDL ; elle relève qu'il y a là un sérieux problème d'autant que son frère a mal au dos et à l'épaule; compte tenu de la hauteur de la terrasse (1m20) il a dû travailler à genoux, sans outils à manche long comme des pioches ou des pelles; il a en tout remué deux mètres cubes et demi de terre, soit plus de deux tonnes et demie; il a dû les sortir, puis les remettre en place ou aller les jeter dehors ; ça fait cinq tonnes au moins !

Sérieuse question en effet totalement occultée par les medias. Merci de nous l'avoir communiqué. »


Merci pour cette réflexion. Ch. et B.



Autre témoignage, tout aussi pertinent, et dont nous remercions chaleureusement l'auteur :

« [...] Peut être auriez vous l'occasion de mentionner ma remarque (je lis souvent le blog).

Ayant déjà eu à creuser une fosse chez moi (fosse de mécanicien il y a 10 ans) avec une pelle articulée type armée il y a un truc qui est sûr :
- on a mal au dos
- on sort des quantités énormes de terre qui se décompacte : à la longue ça fait un gros volume
- on finit à genoux cassé par la fatigue

A l’époque j'avais un palan dans mon garage et avec la fatigue j'oubliais et donc je m'y cognais la tête systématiquement. Aie !

Tout ça pour dire que sous la terrasse j'aurais regardé les traces sur le béton sous l'hourdis pour voir si un cheveu ou des traces de pelle ne s'y sont pas logés...

Ensuite celui qui a creusé a dû avoir du cal et des ampoules aux mains donc a dû utiliser du sparadrap, et s'il a fait ça la nuit une baladeuse donc voir des traces de doigts sur une prise à proximité...

Cordialement. Eric. »



Côté droit


Côté gauche

mis à jour le 22 avril 2013



jeudi 21 février 2013

Anomalies et Étrangetés





Pourquoi le délai entre la réception de la lettre par la police, et le déclenchement des recherches – sinon parce que le motif d’exfiltration est pris en compte ? 

Pourquoi l'embrasement médiatique dès le lundi 18 avril au matin, alors que la police, le 16 avril, ayant déjà eu connaissance de la lettre, nous dit qu’une famille a tout à fait le droit de disparaître ?

Pourquoi une conférence de presse annoncée avant la découverte des corps ?

Pourquoi la police, en possession de la lettre depuis le 15 avril (un post-scriptum faisant directement référence au dessous de la terrasse), aurait-elle mis 6 jours, et plusieurs visites domiciliaires, avant de soulever la planche des chiens, retrouvée posée en équilibre sur la gamelle, de façon ostentatoire et tout à fait incongrue, selon les photos prises le 21 avril ?

Pourquoi retrouve-t-on sous cette planche un ciment prompt, encore frais le 21 avril, Xavier étant parti depuis 11 jours ?

Pourquoi retrouve-t-on une serpillère mouillée dans la cuisine le 18 avril, alors que Xavier a quitté les lieux depuis plus d'une semaine ?

Pourquoi l’annonce de corps amputés, ce qui est absolument faux : goût du sensationnel ?

Pourquoi l’emphase du procureur, à chaud, en grand contraste avec l’argument de la pudeur avancé pour justifier la suite (question suivante) ?

Pourquoi a-t-on dissuadé la famille d’approcher les corps pour les identifier ?

Pourquoi nous a-t-on fait passer à ce moment-là la consigne de ne surtout pas parler aux journalistes ?
(Nous avons d'ailleurs choisi de passer outre.)

Pourquoi les permis d’inhumer ont-ils été délivrés dans la précipitation, à peine 5 jours après la découverte des corps ?

Pourquoi une crémation dans la foulée, sous le signe de la même urgence ? 

Nous contestons la validité des actes de décès, dressés à chaud, de visu, à l’ouverture des emballages… alors que les corps ne sont pas reconnaissables (selon les procès-verbaux de constatations) : ni par la famille, ni donc par les médecins légistes et policiers (sans résultats ADN, donnés seulement courant mai, bien après la crémation). 
D’autant plus que les tailles, les corpulences et les couleurs de cheveux ne correspondent pas : le corps « pouvant être celui d’Agnès de Ligonnès », selon la formule en usage sur les procès-verbaux d’autopsies, est décrit comme étant celui d’une femme brune : Agnès étant franchement grise, tirant sur le blanc.


Pourquoi l’acharnement médiatique contre le père de famille, présumé innocent, mais présenté d’emblée comme le coupable idéal ?

Pourquoi tous les visages ont-ils été rendus méconnaissables ? Aucun intérêt en cas de drame familial réel. En revanche cela rappelle vraiment un scénario de polar, typique du changement d’identité…

Pourquoi les menaces reçues ont-elles été systématiquement minimisées, tournées en ridicule, et même niées ? Et ce avant que les deux témoins les ayant évoquées en audition, aient été ré-entendus à la demande de Me Goldenstein ; l’un des deux ayant maintenu fermement l'existence de ces menaces, et le fait qu'Agnès craignait pour son mari.

Pourquoi aucune signature de la commission des faits ? …ou du moins pas attribuable à Xavier. Contrairement à ce qui a été affirmé, il n'existe pas au dossier de preuves matérielles et scientifiques incontestables attestant de sa seule implication, ou même de sa participation, dans l'exécution des faits qu'on lui impute arbitrairement, alors que le procès n'a pas eu lieu.

Pourquoi les outils de jardinage, achetés par Xavier en carte bancaire, et difficilement utilisables sous la terrasse, ont-ils disparu ? Et pourquoi des outils rouillés, à manche cassé, retrouvés sous la terrasse par les enquêteurs en avril 2011, ont-ils été saisis seulement en janvier 2012, peu avant la levée des scellés du domicile familial ?

Hauteur sous terrasse : 1,10 m - 1,20 m

Pourquoi personne n’arrive-t-il à reconstituer, ni un scenario qui tienne debout, en termes de planning et de manutention, ni un mode opératoire cohérent ? Et pourquoi fait-on une fixation sur la nuit du 3 au 4 avril… 

… alors qu’une dizaine de témoignages convergents l’invalident formellement : pourquoi minimise-t-on, et dénigre-t-on ces témoignages, tout à fait crédibles au demeurant ?

Pourquoi, aux dires de personnes du quartier de Xavier et Agnès, cette affaire relève-t-elle de la science-fiction ?...

Question technique délicate, mais incontournable : pourquoi les rapports d'autopsies font-ils état, au vu des projectiles retrouvés dans les corps (alors que les orifices de sortie correspondants existent), d'un phénomène de rebond, souligné par le médecin légiste ?
Ce qui implique une surface dure, et par conséquent est incompatible avec la théorie de l'assassinat dans un lit. A noter qu'il n'y pas d'impacts, ni dans la cuisine, ni dans les salles de bains, ni sur la terrasse, ni en aucune autre pièce, et sans compter le fait que ces espaces sont trop exigus pour avoir été le théâtre de ce travail sordide.

Pourquoi recherche-t-on toujours, soi-disant, la "mystérieuse" Claudia en février 2013, alors que son nom figure en bonne place au dossier, dans les contacts familiaux ?

Pourquoi l'énorme baudruche de la secte redoutable ? Baudruche qui va finir par éclater au nez de ceux qui, fort imprudemment, s'amusent encore aujourd'hui à la gonfler...
Comme les baudruches de Claudia, des bijoux d'Agnès, ou de l'appareil d'occimétrie (sic) en leur temps.
Au sujet de la secte redoutable, lire l'article des pages 50 à 53 du hors-série du Parisien, remarquable par sa démesure, ses distorsions et ses pures inventions. Est-on journaliste d'investigation, ou romancier ? Il faut savoir choisir sa vocation. Il est vrai que le dossier recèle des auditions burlesques. Mais le journaliste y a-t-il eu accès ? That is the question.

Pourquoi des empreintes que l'on ne peut pas relever pour cause de décomposition avancée, mais qui, ô formidable, s'avèrent finalement correspondre à celles des absents ?
Crédibilité des expertises ?


Pourquoi… ?


Pourquoi... ?





mercredi 20 février 2013

Autopsies et Expertises

Mise à jour le 23 février 2013


Nous avons entendu sur RTL, à l'instant (20 février 2013), dans l'émission de Jacques Pradel "l'heure du crime", le vibrant appel de "Stab", Bruno de Stabenrath, prétendu ami au discours "politiquement correct", à l'encontre de Xavier, à l'encontre d'Agnès, et à notre encontre :


« On s’était un peu perdu de vue, disons, ces dix dernières années, mais on se parlait régulièrement au téléphone. Quand il passait à Paris, il y a encore 5-6 ans on avait déjeuné ensemble. Donc c’était quelqu’un que je connaissais extrêmement bien ; maintenant j’ai bien conscience que j’ai raté des étapes. Il m’avait invité à Nantes, et puis bon je me suis dit qu’un jour ses fils se marieraient et que j’irais… C’est dans la logique des choses quand tu as des amis qui sont loin…

Mais moi, je voudrais revenir sur un point qui me parait fondamental : je trouve… je suis affligé, et consterné, par la position, qui est totalement irrationnelle, de Christine de Ligonnès et Bertram de Verdun, à savoir que les cinq corps exhumés ne sont pas ceux d’Agnès, Arthur, Thomas, Anne et Benoît
Je trouve ça terriblement irrespectueux, offensant pour la mémoire des victimes. C’est-à-dire que si le procureur, à l’époque Xavier Ronsin, avec toutes les précautions que cela entraîne, ont déclaré que c’étaient bien les corps, il faut l’accepter comme tel.
Je ne comprends pas… Et je connais bien Maître Goldenstein, et je comprends aussi la démarche de Christine, mais je trouve ça très inquiétant, et c’est très révélateur aussi du passé de Xavier.
[…]
Christine de Ligonnès, elle entretient une espèce d’obscurantisme, qui bouleverse tout le travail des enquêteurs. C’est… Humainement, chrétiennement, et de façon citoyenne, je trouve ça redoutable, et je trouve que… voilà.
[…] 
Moi je pense qu’il est vivant… Moi je pense qu’il y a une thèse, je l’avais partagé avec un gendarme qui était sur l’enquête… Mais tout ça il faut le mettre dans le contexte un peu… des inquiétudes d’Agnès, de ce côté un peu – je dirais presque – de sacrifice familial : c’est-à-dire qu’il n’est pas improbable que Xavier et Agnès aient décidé de disparaître tous ensemble : ils ont donné la vie à leurs enfants, ils la reprennent. Enfin c’est terrible ce que je dis, mais je pense qu’il y avait une sorte de logique et qu’au dernier moment…
 [...et qu'au dernier moment il ne se serait pas supprimé (Jacques Pradel)].
Ça arrive souvent quand vous parlez avec les gendarmes, enfin ceux qui ont l’habitude des grandes affaires criminelles.
Et moi qui connaissais Xavier, qui n’a rien à voir avec Jean-Claude Romand – Jean-Claude Romand était un zombie des parkings – Xavier, lui, c’était quelqu’un, et c’est pour ça que les gens l’aimaient. 
Parce que là on est en train de parler de lui mais on n’a jamais vu, ni à la radio, enfin ni à la télé plutôt, un extrait vidéo où on voit qui était Xavier réellement, sa voix, son physique, c’était un type qui était extrêmement sympathique
[…]
Oui ça veut dire que le lien il reste encore, je me demande comment il fait pour dormir le soir, ça c’est sûr. Mais l’objet de cette lettre c’est lui dire : si jamais cette lettre te parvient, et que tu la lis, rends-toi, assume tes actes jusqu’au bout, il y a encore une part d’humanité…
Et il y a encore la présomption d’innocence, puisqu’il manque encore des éléments même si tout l’accuse. »


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Bruno de Stabenrath nous demande, en somme, de nous rendre à la raison.

Dit autrement, de nous incliner devant les expertises : un expert n'est il pas infaillible ?!
(Exception faite des cas où les experts ne sont pas d'accord entre eux.)

Eh bien soit, nous nous inclinons, sans attendre : le dossier nous a révélé quelque chose - SCOOP - de vraiment fracassant (un exemple parmi d'autres).

"Oyez braves gens" :

Xavier s'y avère être INFAILLIBLEMENT le père biologique d'Arthur. Si si.

Et tout aussi infailliblement, Xavier N'EST PAS le père de Thomas. (Bis).

Voilà de quoi remettre en question toute notre histoire familiale *.

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... Plus sérieusement, nous sommes heureux de conserver un minimum de sens critique, et entendons bien le garder.

Même si notre opposition et nos réfutations dérangent.

Nous ne sommes pas dans la démagogie ; mais dans une quête de VÉRITÉ.


Nous n'obligeons personne à partager notre point de vue, ni même à lire ce blog.

En revanche nous pensons qu'il est normal de soulever les incohérences et invraisemblances de la théorie officielle, précisément par respect pour toutes les victimes morales (Xavier, et maintenant Agnès, jugés sans procès ; leurs enfants, qui n'ont jamais demandé un tel déballage médiatique sur leurs parents) ; et les victimes collatérales que sont tous ceux qui les aiment, et les gardent dans leur coeur.


Christine de Ligonnès et Bertram de Verdun




Serpillère, balais et seau remarqués dans la cuisine par les policiers lors des perquisitions 
au domicile de Xavier et Agnès, après le départ de la famille.
... et retrouvés lors de notre visite un an après, en mars 2012, sur la terrasse, ou dans un débarras.



* Bien sûr qu'il s'agit d'une erreur de transcription, une de plus (à moins qu'il ne s'agisse d'une erreur d'échantillons...).

Le seul ennui, c'est que ce type d'erreur grossière abonde au dossier - et que nous avons pu en dresser une liste impressionnante.

Par conséquent remettre en question l'infaillibilité des conclusions du dossier (qui d'ailleurs ne conclut rien) n'a rien d'illégitime.



PS: Sans rancune, Stab !  ;-)


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Toujours dans la rubrique "légende et fiction", Messieurs Bilger et Patier, romanciers à leurs heures, si véhéments dans leurs affirmations, pages 84 et 94 du hors-série du Parisien, ont l'air d'y croire.

Curieuse tentative d'hypnotiser le grand public, non ?

Quelles sont les motivations de ces deux articles - le réquisitoire anticipé et hasardeux de l'un, et l'interview du romancier à la chaux vive, dont l'interprétation de l'affaire de Nantes donne l'impression qu'il s'y projette - ?

La question se pose.




Claudia

... ou l'arlésienne allemande.


mis à jour le 12 avril 2013


Depuis quelques temps l'on nous rebat les oreilles avec une piste allemande.

Grâce à Thibault Raisse et au hors-série du Parisien, nous en savons un peu plus.

«"[Claudia] est l'une des pistes les plus solides à ce jour, même si elle reste difficile à exploiter" reconnait une source judiciaire. Car les policiers placent en Claudia l'espoir de faire avancer une enquête qui piétine. Mais il leur manque encore l'élément clé qui leur permettrait de retrouver sa trace : son nom de famille.» lisons-nous dans ce hors-série, page 28.

Et page 30 : «Sans ce patronyme, impossible de pousser plus loin les recherches. Aucun enquêteur n'est dépêché en Allemagne. "Un prénom, une ville, et un âge approximatif ne suffisent pas. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin" résume cette même source [judiciaire]. Ultime espoir : la télévision publique allemande diffusera fin février un appel à témoin pour retrouver cette femme.»

Et encore, page 73, le Parquet de Nantes : «Nous nous somme rapprochés des autorités locales pour tenter d'identifier Claudia. Cette femme, Allemande, fut l'une des compagnes de Xavier Dupont de Ligonnès. Nous savons qu'il a contacté ses anciennes conquêtes avant les meurtres, et nous avons toutes pu les interroger, sauf Claudia. Elle a peut-être des choses intéressantes à nous apprendre. Dans tous les cas, nous nous félicitons de l'appel à témoin qui va être lancé fin février par la télévision allemande. C'est d'ailleurs de ce rapprochement entre enquêteurs français et allemands qu'est née l'idée de cet appel.»


Comment se fait-il que cette baudruche perdure, alors que figurent au dossier des échanges de mails entre Agnès et Claudia - qui étaient en bons termes - et que par conséquent l'adresse email de Claudia et son nom de famille en toutes lettres y figurent aussi : puisqu'ils ont déjà son identité, les enquêteurs ne l'ont-ils pas retrouvée depuis longtemps ?

Faut-il vraiment le croire ? Alors qu'il suffit d'une banale recherche sur le web pour la retrouver...

Quoi qu'il en soit Claudia, amour de jeunesse de Xavier (et non pas maîtresse), n'a rien à voir avec l'exfiltration de la famille, et nous apprécions que sa tranquillité soit préservée.



N'est-on pas en train de nous mener, une fois de plus, en bateau ? 
Et d'enfumer volontairement le grand public...

Pour quelles raisons ?



ADDENDUM (trois jours plus tard... sachant que, dès la lecture des lignes ci-dessus, dans le hors-série, nous avions demandé à notre avocat de signaler au juge d'instruction que le nom et les coordonnées de Claudia figuraient au dossier) :

Ouest-France, 23 février 2013 :

"L’émission allemande consacrée à l’amie d’Hanovre de Dupont de Ligonnès programmée mercredi prochain est déprogrammée."
(titre modifié ensuite dans le courant de la matinée : "Affaire De Ligonnès. La piste de l'amie allemande prise très au sérieux")

"Ce vendredi, [la chaîne allemande] nous a informés que finalement, le dossier Claudia n’était plus au menu. Pourquoi cette annulation de dernière minute ? Le BKA, qui travaille avec la France sur commission rogatoire internationale du juge d’instruction Robert Tchalian, pourrait bien avoir réussi, sans avoir besoin du coup de main des téléspectateurs, à avancer sur la piste de la mystérieuse Allemande…"

Hum hum... !



ADDENDUM 12 avril 2013 :

20 minutes, 12 avril 2013 :

"Une ancienne maîtresse allemande va également être «entendue prochainement», a indiqué jeudi la procureure de la République de Nantes dans Ouest-France. S'il ne s'est pas suicidé, il pourrait avoir été tenté de la rejoindre."


Les lenteurs administratives, bien sûr... Pour ré-information, Claudia n'est pas une ancienne maîtresse, mais un amour de jeunesse connu dans les années 80, avant le mariage de Xavier et Agnès. Mais le disque est rayé...




(... Et il paraît que nous ferions oeuvre d'obscurantisme. Tout dépend du point de vue duquel l'on se place.
Cet incident, qui n'est pas à sous-estimer, éclaire fort à propos les raisons pour lesquelles nous refusons de faire confiance les yeux fermés aux déclarations officielles, et à une enquête à dysfonctionnement notoire.
Contrairement à beaucoup qui, comme c'est aussi leur droit le plus strict, préfèrent par tranquillité la politique de l'autruche.)



lundi 18 février 2013

Pas tout à fait élucidé...


L’émission « non élucidé » du 17 février, en dépit des poncifs habituels, a soulevé quelques incohérences qui méritent d’être soulignées. 

Relevons divers points restés en suspens : 

En admettant la théorie officielle, de quatre personnes supprimées dans la nuit du 3 au 4 avril 2011 – avec la manutention que cela exige – que fait-on des deux chiens : quand se situe leur propre élimination ? Avant ou après ? Les deux cas de figure comportent leurs propres complications... Dans la même nuit !?
De l’avis de certains policiers chargés de l’enquête, ce ne peut pas être le travail d’un homme seul. 

Comment explique-t-on en effet que Thomas ne s’étonne pas plus que ça de trouver une maison vide de tous ses occupants, au point de regarder tranquillement « Midnight Express » avec son père, de retour chez lui, tard dans la soirée ? 

Comment explique-t-on que non pas deux témoins seulement (5 et 7 avril), mais neuf personnes au moins aient constaté qu’Agnès était bien en vie la semaine du 3 au 10 avril : 4 personnes du voisinage, 3 personnes de la famille qui ont parlé avec elle par téléphone (auditions au dossier), un ami des enfants, et enfin Thomas lui-même, alors encore à Angers ? Témoignages en faisceau se recoupant, et qu’il est trop facile de balayer d’un hochement de tête, sous prétexte de la fragilité des témoignages humains. Cet argument ne tient pas dès lors qu’il y a recoupement, et ici recoupements nombreux. 

Comment donc explique-t-on qu’Agnès ait été vue et entendue cette semaine-là, et promenant un chien bien vivant lui-aussi en deuxième moitié de semaine ; qu’elle ait modifié le répondeur d’Anne ; qu’elle ait écrit une affichette, fixée sur la porte d’entrée en milieu de semaine, demandant de ne pas sonner sous prétexte que tous soient malades, avec un smiley final ? 

Comment explique-t-on aussi que tous les préparatifs portent la « signature » de Xavier, mais que l’exécution des emballages et du creusement des fosses soit « anonyme » en termes d’empreintes : selon l’analyse pertinente du présentateur, Jean-Marc Bloch, ancien patron du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Versailles - en connaisseur. 

Quel intérêt présenterait ce phénomène si Xavier était réellement impliqué dans la réalisation de ces inhumations. Pourquoi cette discontinuité ? N’ayant pris aucune précaution pour la phase des préparatifs, en toute logique il n’en aurait pris aucune pour la phase finale non plus. 
Cette discontinuité flagrante, illogique en apparence, n'est-elle pas hautement significative ?

Comment explique-t-on les anomalies nombreuses et fastidieuses à inventorier, dont les supposées erreurs en série à l’autopsie ? Sachant qu’au contraire les PV d’autopsies des policiers sont bien fidèles aux rapports d’autopsies de la médecine légale. Et ce d’autant plus que les corps sont passés au scanner. 

Comment explique-t-on qu’Arthur par exemple, mesure 1m82 sur sa carte d’identité, datant de février 2011, tandis que le corps exhumé soit mesuré 1m85 et pèse 59 kilos, alors que personne ne le décrit comme étant maigre ou menu ?
La perte de masse suffit-elle à expliquer la disproportion ? Et dans ce cas, si son poids était à majorer, tous les poids des autres le seraient également, et celui de la femme adulte, répertoriée comme "pouvant être Agnès de Ligonnès", déjà excessif, deviendrait beaucoup trop élevé pour être plausible.


Toujours à propos d’Arthur, comment se fait-il que nous n’ayons toujours pas au dossier, presque deux ans plus tard, l’expertise de la lettre de démission d’Arthur, et de sa signature ? 

Comment explique-t-on… 

Beaucoup de données ne cadrent en rien avec la théorie officielle, faite d’invraisemblances, d’anachronismes, et d’incohérences, mais véhiculée et entretenue par la machine médiatique depuis bientôt deux ans. 

Données qui remettent résolument en question la théorie officielle, de fond en comble.


dimanche 17 février 2013

Le vrai Xavier - 3

... ou les canulars déchaînés.

Mis à jour le 6 mai 2013

Simple comparatif illustrant à quel point la version fantaisiste donnée par de nombreux médias est en décalage avec le réel.

En italique, le personnage de roman, concocté par l'imagination ; en bleu, le vrai Xavier :

· Il a été endoctriné à 6 ans par sa mère - Le Message d'Amour et de Miséricorde ne débute qu'en 1971-1972, Xavier a 10-11 ans à l'époque et ne lit rien, il mène une vie normale d'écolier.

· Il est traumatisé par le départ de son père quand il avait dix ans ; son père a fui la folie mystique régnant dans son foyer - Hubert de Ligonnès est parti en 1979, Xavier ayant 18 ans ; et ce sans motif religieux aucun.

· Il n'a pas son bac, élève médiocre - Xavier a eu son bac en 1978, avec un an d'avance, et avec mention.

· Il a fait son service militaire à Montpellier et à Berlin - Xavier a été réformé en raison d'une maladie pendant ses classes.

· Il est manipulateur, mythomane, égocentrique, narcissique, menteur, peu fiable, etc... - tous s'accordent à décrire Xavier comme quelqu'un d'agréable à vivre et de serviable (mais non pas servile, ni flatteur) ; ses proches savent qu'il ne mentait pas, même en cas d'erreur pouvant avoir quelque conséquence.

· C'est l'homme aux mille maîtresses, il a tenté de les joindre... - Une seule liaison extraconjugale lui est connue, par des indiscrétions médiatiques, sachant qu'il s'agissait d'une reprise de contact avec un amour de jeunesse, d'avant le mariage, et non d'une nouvelle conquête. Les anciennes amies contactées par mail ou téléphone, le furent à titre d'au-revoir, en réalité. 

· Il était sur-endetté, calculateur, intéressé... - Emmanuel est formel, Xavier l'a toujours ponctuellement remboursé selon l'échéancier convenu, et ce intégralement. Il n'a jamais été intéressé vis-à-vis de l'ex-amie, qui lui fit un prêt, et dont il ignorait la situation financière au moment de la reprise de contact.

· Il est snob, orgueilleux de ses origines... - C'est précisément l'inverse, Xavier n'est pas snob, il est simple, très sociable, et sait se contenter de peu pour lui-même (témoignages à l'appui, là encore).

· Il avait une double vie... Et ladite maîtresse a reçu une lettre la menaçant de malheur : «On a eu du bon temps ensemble, maintenant tu vas connaître le malheur» aurait-il écrit... - En réalité l'aventure fut de courte durée, et la lettre en question, présente au dossier, ne comporte pas l'ombre d'une menace, ni ne peut en aucun cas être interprétée en ce sens. La citation est inventée : elle ne se retrouve pas dans la lettre et ne saurait la résumer ainsi : c’est un adieu avec l'annonce d'un remboursement ultérieur, et d'un départ familial où tous seront désormais introuvables. Il n'y a aucune animosité dedans. D'autre part, cette femme, dans ses auditions, confirme qu'elle n'a jamais ressenti aucune agressivité chez lui.

· Il a fait subir une véritable persécution religieuse à sa femme, aurait dit un prêtre... - Le prêtre à qui Agnès avait demandé des conseils pour discuter de religion avec Xavier, a précisé en audition que ses propos avaient été déformés par le journaliste, qu'il n'avait pas radicalisé la situation ainsi.

· Il s'est présenté lui-même comme "prêtre tireur d'élite", selon un armurier nantais - L'armurier a évidemment mal compris la plaisanterie de Xavier : "Je suis presque tireur d'élite"... Mais l'absurde épithète du "prêtre tireur d'élite" frappe tellement l'imagination qu'on ne pouvait pas manquer de le rajouter au portrait... 

· Enfin, résumons, préméditation sur plusieurs mois, voire années, 5 assassinats et folle cavale du comte... - Xavier Agnès et tous les enfants ont fait des préparatifs de départ en famille, en urgence, dans le cadre d'une exfiltration, voir la lettre. Puis Xavier se fait ostensiblement remarquer au cours de sa promenade vers le sud de la France... tandis que cinq corps, impossibles à reconnaître, sont retrouvés sous la terrasse du domicile familial 11 jours après son départ. Conclusion ?


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Conclusion générale ?




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photo vidéo surveillance




Cette photo de qualité médiocre par nature, illustre à merveille combien il est facile de déformer l'image de quelqu'un... et surtout de propager tous azimuts cette fausse image - à plaisir. 
Vulgaire propagande éculée. 

Elle illustre surtout à merveille le "faux Xavier" des canulars déchaînés, le glaçant personnage de roman concocté par la stupidité du cerveau humain à ses heures...
Cela mérite que l'on s'y arrête.
Car le vrai Xavier, apprécié de tous ceux qui l'ont connu, s'y décèle malgré tout.



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Le bon vieux temps...







Lire aussi "le vrai Xavier - 1", "le vrai xavier - 2", "le vrai Xavier - 4", "le vrai Xavier - 5".