AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

jeudi 28 mars 2013

Lettre à Xavier - 2



... Sed etiam.

le jeudi 21 mars 2013


Mon Xav,

Je complète juste le mot précédent, pour te dire que j'ai eu de très bons retours sur ma première lettre.
Et en particulier un message que je reçois ce soir :

« Hello !! Je viens de lire la lettre que tu as écrite sur le blog ! Très bien ! »

« Si tu lui en écris une à nouveau, tu peux lui glisser qu'un de ses meilleurs potes a aussi tout compris à cette affaire, et qu'il est impatient de le revoir !!!! »

Cette même personne, après avoir vu l'émission "Non élucidé" du 17 février 2013, m'avait déjà dit de féliciter Bertram parce qu'en affirmant vous croire fermement tous en vie en conclusion de son interview, il exprimait bien son propre point de vue.

Tu te doutes bien que je ne peux pas te parler aussi librement que je le voudrais, mais je suis sûre que tu sais où se trouvent tes vrais amis. Et cela me fait vraiment un grand plaisir de te transmettre ce message.

Nous t'embrassons encore très fort, ainsi que tous les tiens.








PS : Sais-tu qu'il y a maintenant un an, Maître Goldenstein a reçu une lettre anonyme, dont il a aussitôt informé le juge ; lettre qui a donc été versée au dossier. Nous pensions que cette missive étonnante donnerait lieu à des vérifications. A notre connaissance, un an après, il n'en est rien.

Comment le comprendre alors que cette lettre affirmait que tu avais tes habitudes dans un certain hôtel, à tel endroit (l'hypothèse d'une double vie étant écartée) ?
Et que l'on y lisait ceci, entre autres précisions intéressantes :

« MR DE LIGONNES AVAIT UNE BOITE A LETTRES GRISE AVEC SON NOM ECRIT AU NORMOGRAPHE, TURQUOISE SUR BLANC. 
JE NE COMPRENDS PAS POURQUOI LE FACTEUR NE L’A PAS SIGNALE A LA JUSTICE, IL EST ASSERMENTE ! »

Pour nous, ces informations qui étaient faciles à vérifier sur le moment, ne sont pas négligeables. Mais peut-être vont-elles à l'appui de ce que tu énonces dans la lettre de départ ? Et peut-être que le facteur avait parfaitement signalé le fait.


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PS 2 :  tu souhaitais quelques photos dans le passé, je t'en ai mis deux sous le titre "Autres photos". Kiss.



mercredi 27 mars 2013

Autres photos




Séance de travail avec Maître Goldenstein...


Lettre de Xavier et Agnès à leurs proches
http://xavierdupontdeligonnes.blogspot.fr/
Photo Francis Demange


                                                             Maître S. Goldenstein.                        ( photo A. Gelebart / 20 Minutes)
   
 Photo Francis Demange


A Xavier :


Tu m'avais demandé des photos il y a quelques années, mais je n'en avais pas de récentes ; en voici quelques unes : mieux vaut tard que jamais.

Bertram n'avait  pu se rendre à ce rendez-vous, étant alors en déplacement professionnel. Mais tu sais combien la défense de tes droits lui tient à cœur. Il n'a pas plus que moi un caractère porté au déni - tu le connais . 

Mais ce terme a peut-être sa raison d’être, néanmoins, comme dans le cas du lapsus dit révélateur : il n'existe pas que le déni psychologique, il y a aussi le déni de justice, qui n'est pas une notion inintéressante en soi ; 
même si, bien sur, nous ne sommes pas à proprement parler dans ce cas de figure-là. 

Ceci dit, nous avons apprécié le souci d'objectivité de quelques articles, en particulier celui-ci, que tu as peut-être déjà vu :


-ou encore celui-là :


   

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Visite chez vous en 2012 : question de voir les choses par soi-même

mis à jour le 29 août 2015

dimanche 17 mars 2013

Lettre à Xavier - 1

mis à jour le 11 mai 2013
Le 16 mars 2013



Mon Xav,


Le temps a passé depuis que tout s'est déclenché ; depuis que nous avons reçu ta lettre, et que votre disparition en famille a été annoncée par les médias... Et je voudrais t'écrire aujourd'hui, pour te donner quelques nouvelles – au risque que des oreilles indiscrètes se méprennent sur mes paroles : peu importe, c'est à toi que je parle – et toi tu comprendras. D'ailleurs, n' est-ce pas notre seul moyen de communiquer, en l'état actuel des choses ? Inutile de te dire tout ce que tu sais déjà : nous tous, tes plus proches, nous n'avons pas varié d'un iota – mais je vais profiter de ce mot pour rectifier quelques erreurs qui circulent.

Et surtout je veux te remercier pour ton mail de juillet 2010 en particulier, qui nous parle énormément, et nous a beaucoup touchés.

Tu m'as dit à une ou deux reprises, dans le passé, et j'avais dressé l'oreille, qu'on ne savait jamais tout de la vie de quelqu'un – même de ses très proches. Tu t'en souviens ? Sûrement ! C'est vrai, l'on ne sait jamais tout – et l'on n'a pas besoin de tout savoir. Mais il y a une nuance entre connaître toute la vie de quelqu'un – chose impossible – et connaître quelqu'un. Connaître, c’est aimer, finalement. Non pas connaître tous les détails d'une vie, mais bien connaître le fonds de la personne. Depuis deux ans, le grand argument contre ce que j'avance, à savoir votre départ en famille, est que l'amour fraternel est forcé de m'aveugler, soi-disant – et que, étant ta sœur, je suis forcée de ne pas te connaître. Tu remarqueras le bancal du raisonnement, fallacieux à la base. Et si tu avais quatre sœurs, d'avis opposés ? – sans compter que ceux qui ne te connaissent pas... sont supposés te connaître mieux que nous : logique de l'absurde. Mais vu que l'on nage dedans allègrement depuis deux ans, l'on n'est pas à ça près.

Revenons à ton mail de Juillet 2010. Tout comme ta lettre de départ, il a répondu à mes interrogations intérieures à ton sujet : cela faisait des années que je me disais que tu avais une double casquette – une double activité. Cette façon de sillonner la France, vos voyages aux U.S.A, assez contradictoires avec vos soucis de jeunes parents... : je ne me le formulais pas aussi clairement qu'aujourd'hui, mais je captais bien qu'il y avait un double fond. Et pas négativement, bien sûr. Et je me demandais très consciemment, en revanche, à quoi tu te rattachais – à quel cercle de personnes, quels services... Ce n'est pas de la réécriture à posteriori, comme certains esprits forts voudront probablement se le figurer. C'est bien la raison pour laquelle ta lettre de départ, écrite au nom d'Agnès et des enfants, ne m'a causé aucun doute...

Bien sûr, cela a été un vrai tremblement de terre, j'ai compris qu'on ne vous reverrait pas de sitôt... et j'ai cherché à amortir un peu la nouvelle pour Maman – mais si j'ai eu une seconde de déni, de vertige en comprenant que toute une vie était désormais révolue, avec tout le chagrin que tu peux deviner – j'ai été soulagée, ô combien, de te savoir parti – et Maman aussi. Je sais que tu le sais. De vous, savoir tous partis. À temps.

C'est très simple en fait, la problématique se résume à ceci : ta parole, contre celle de la justice et des médias. Ta lettre, ou le discours officiel. Pour nous, qui te connaissons, le choix ne s'est même pas posé. Et Bertram le dit bien, dans son interview. Ayant reçu ta lettre explicative, le tapage médiatique ne nous a impressionnés en rien. Et même... Nous avons vu les fausses notes à mesure... !

Lesquelles ? La fausse note principale : l'embrasement médiatique AVANT la découverte des fameux corps. Absurde, alors que je tenais de la bouche même de la police – et par plusieurs biais, notamment par Emmanuel, renseigné de son côté – qu'une famille a tout à fait le droit de disparaître... Un article récent raconte que c'est moi qui ai prévenu la police de votre départ, c'est absolument faux puisque au contraire, comme Emmanuel et d'autres, je ne voulais pas gêner votre exfiltration. Nous sommes plusieurs dans ce cas. Nathalie, par exemple – qui n'a jamais rien cru de négatif à ton sujet, et m'a fait ton éloge l'année dernière ; contre vents et marées, médiatiques et autres. Bien sûr que nous n'avons pas ameuté la police, ni le procureur : c'est la famille d'Agnès qui l'a saisi – et à partir de là tout a basculé. Dans l'absurde.

Votre disparition, qui n'était pas inquiétante pour vos vrais amis, au vu de votre lettre, a basculé en "disparition inquiétante" : coup de Trafalgar.

C'est là que s'est opérée la scission. Dès l'entrée en scène du procureur. Qui, il faut l'avouer, a joué son rôle avec brio. Ameutant les médias au quart de tour : curieux, non, une conférence de presse annoncée Avant le déterrage des corps ? Ce fut sublime de synchronisation. Les autres fausses notes ? Le concert médiatique, ce chorus résolument à charge. Cette espèce de hallali – de lynchage aveugle – trop bien orchestré à nos yeux, là encore. C'est à toi que je parle, nota – pas aux railleurs systématiques qui ont besoin d'un bouc émissaire pour se défouler de leurs problèmes existentiels, et qui t'accuseraient encore, quand bien même tu réapparaîtrais avec Agnès et les enfants à tes côtés ... Je ne cherche pas à les convaincre, car ils sont dans l'a priori. Mais les esprits honnêtes réfléchissent – et tu as plus de sympathisants, sur le terrain, qu'on voudrait nous le faire croire. C'est aussi pour eux que le blog a été créé, même si avant tout il l'a été pour pouvoir te parler à toi personnellement.

D'autres fausses notes ? Les déclamations du même procureur, à chaud – totalement inacceptables. Faisant preuve d'une emphase déplacée, qui en a choqué plus d'un – et qui pour nous relevait d'un jeu de rôle, ni plus ni moins. Sans rien de drôle. Un jeu de com. Pour nous qui avions ta lettre explicative, une sorte de pièce de théâtre se déroulait sous nos yeux. Bien sûr, c'était terrible, et nous achetions tous les journaux – contre le conseil réitéré de la police, de ne rien lire, ne rien suivre... Tu imagines si nous avons suivi ce conseil !, d'autant plus suspect qu'il était insistant et que chacun sait la coopération existant entre certains policiers et certains journalistes... Coopération tangible a posteriori au vu du dossier et des fuites – systématiquement à charge évidemment – qui ont eu lieu.

Quoi encore, en fait de fausses notes ? Ce laps de temps, de dix jours pleins, où la police se rend chez vous à cinq reprises, dressant des procès-verbaux signalant des anomalies telles qu'une serpillière mouillée ou une nappe qui fait son apparition sur la table de la cuisine, un bidon de nettoyant qui change de place, tantôt sur cette même table, tantôt sur le plan de travail... Et toutes les anomalies innombrables du déroulement global des faits et de l'enquête. Sais-tu que j'ai retrouvé ton papier manuscrit « Clé de la cave », un an après, en vrac dans l'évier ? Il n'avait pas été saisi. J'aurais cru le contraire. Je l'ai pris. Un souvenir.

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Des fausses notes en série. J'en oublie. L'une d'elles, le dénigrement notable d'une partie civile un peu dérangeante... et que l'on s'empresse de faire passer pour dérangée (avec les poncifs éculés d'une chasse aux sorcières : « La Secte Redoutable !!! »).
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Te croire, ou croire la version officielle, imposée tous azimuts ? Pour nous le choix a été instantané, il allait de soi. Et l'étude du dossier d'instruction est venu en confirmation de notre lecture des faits, jour après jour, mois après mois, implacablement. À nos yeux, dès la première heure, la véracité de ta lettre s'est imposée – et à partir de là tout s'est enchaîné avec une logique implacable. Je te donne notre lecture personnelle, faite de déductions. En reprenant à zéro. Il y a un certain nombre d'années, tu as fait le choix d'entrer dans certains services, appelons les DEA pour simplifier. Agnès ne l'a pas ignoré – et elle t'a soutenu – tout en craignant pour toi : quoi de plus naturel... Tu nous parlais de ses inquiétudes, ses insomnies, sa peur de l'avenir – cela aussi à retardement ça m'a parlé, entre autres morceaux de puzzle qui se sont placés et éclairés mutuellement. Elle ne pouvait confier ses craintes à personne, toi excepté, et en y réfléchissant je pense que ses mails angoissés exprimaient cet isolement, ce secret partagé à deux pendant des années de silence obligé vis à vis des autres...

Puis la notion de départ en famille s'est profilée, et tu as commencé à préparer les esprits : certainement un scénario d'accident domestique, officiellement fatal à toute la famille, était au programme – et là tu as écrit ce mail de juillet 2010 qui ne dit rien, mais qui évoque les possibles drames de la vie, et qui se clôt avec ce paragraphe destiné aux tiens : père et mère, frères et sœurs. Transparent, à retardement. Et puis, pour jouer le jeu, tu as évoqué à droite à gauche la notion de suicide, tout en promettant à l'un d'entre nous de ne jamais abandonner Agnès et les enfants, et de ne jamais te suicider. Pour nous, c'est clair !

Tu savais qu'il y avait plusieurs options possibles, dans votre plan d'exfiltration, de l'accident domestique ... au drame familial. Un drame dont tu devais porter le chapeau, le cas échéant... Quelqu'un m'a dit qu'aux États-Unis ce type de scénario est légal, est-ce vrai ?... Toujours est-il qu'il y a eu un grain de sable. Un, la plainte auprès du procureur. Deux, le zèle de celui-ci, hors de propos. Trois, l'hystérie médiatique qui en a procédé. Et quatre, notre décision, EN CONSÉQUENCE, de prendre un avocat... Ce qui nous a permis d'accéder au dossier – et de recueillir d'autres morceaux du puzzle, essentiels, et de refaire en partie le film.

Comme quoi, point trop n'en faut, car avec moins de tapage, nous n'aurions peut-être pas réagi de cette façon – et nous n'aurions pas eu connaissance du dossier. Le blog néanmoins nous l'avions ouvert dès avril 2011 – pour pouvoir communiquer. L'avons suspendu, car c'était prématuré. Il fallait avoir glané les mille pépites du dossier...

Les médias (sous-entendu, ceux qui ont participé à la propagation du mythe « suicide ou cavale ? ») se sont plu à dresser le portrait d'un grand méchant loup, caricatural : un personnage hors normes, dans une affaire hors normes, et patin couffin – jouant tout simplement leur crédit. Car nombreux sont tes mails et tes démarches qui vont diamétralement à l'encontre des mythes entretenus à plaisir – et notamment ton fameux mail de juillet 2010, où tu souhaites juste que tes plus proches ne tombent pas dans le panneau, ne soient pas victimes du mirage : ce n'est pas l'opinion d'un grand public désinformé, qui compte pour toi alors, mais bien que ceux que tu aimes soient rassurés, et y voient clair. Te comprennent. Où est la prétendue façade narcissique ?

Et c'est le cas, du moins en ce qui nous concerne. Papa n'est plus, grâce à Dieu, car il serait mort de chagrin devant cette folie médiatique dévastatrice – qui en a choqué plus d'un sur le terrain : je suis sur le terrain, et crois moi j'en ai reçu des témoignages de sympathie, de voisins ou d'inconnus, par exemple des commerçants, que cette virulence à charge a intrigués ou choqués. Et jamais l'usage de mon nom de famille ne m'attire quoi que ce soit de négatif, c'est bien la raison pour laquelle je le garde, quoique devenue l'épouse de Bertram comme tu le sais. Ces choses, les médias ne te le diront pas – et elles sont une réalité.

Bertram était au loin quand l'affaire a éclaté, nous ne pouvions pas communiquer facilement, et je ne voulais, ni ne pouvais, faire état de ta lettre au tout début. Il a donc connu des heures douloureuses, croyant ta famille décimée ; mais avec les éléments que j'essayais de lui donner quand même, il a pensé que tu avais été victime d'un agent double, et que ta famille était tombée dans un piège tandis que tu la croyais en sécurité. Puis, quand il a lu ta lettre, il a tout compris. Sans une seconde d'hésitation, lui non plus. Malgré que des corps aient été déterrés. Cela n'a pas fait un pli pour lui. Pourquoi ?

Parce que dans un contexte d'exfiltration, avec un scénario de drame domestique, un montage policier existe de facto... Avec tout ce que cela présuppose. Des corps d'emprunt, aux résultats ADN supposés probants, en passant par les empreintes digitales qui coïncident... quand bien même elles n'ont pu être prélevées pour cause de... corruption. Sinistre jeu de mot. Mais il s'impose. À nos yeux, tu as bel et bien travaillé sur une sale affaire de corruption – elles ne manquent pas, même dans certaines hautes sphères, qui en est dupe ? – et la situation est réellement devenue critique pour vous.

Je me souviens de certains mails où tu évoquais des craintes pour tes enfants, pour Anne notamment ; sur le moment cela me paraissait curieux, mais je l'ai re-compris avec ta lettre, et cette notion de représailles, chose que tu devais redouter depuis des années... Tu me disais que si jamais quelqu'un faisait du mal à l'un de tes enfants... Cette préoccupation ne cadrait pas avec votre vie standard en apparence. J'avais dressé l'oreille. C'était fin 2010, comme par hasard. Et cela coïncide avec l'augmentation des craintes d'Agnès fin 2010 : une amie dit que ses craintes avaient augmenté depuis quelques mois, au printemps 2011.

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Si tu savais les anomalies du dossier – lumineuses. Le montage est transparent. Les fameux corps sont exhumés un à un, par définition, et rapidement examinés un à un dans l'ordre d'exhumation – avec attribution d'un nom par la police. Le médecin légiste – il y en a eu deux – est sur place. Il dresse les actes de décès nominatifs, illico, dans l'ordre d’exhumation. Très bien. Seulement, étrangeté, le corps nommé "Arthur" par la police ... est appelé "Thomas" par le médecin légiste. Pourquoi donc ? Curieuse rectification, non ? Elle nous laisse songeurs... Car elle n'a aucune raison d'être, si réel drame familial il y avait. Ce médecin n'a aucune raison d'être en mesure de différencier des corps méconnaissables ; d'autant, qu'a priori, il ne vous connaissait pas. En revanche, si scénario pré-écrit il y a, cela s'explique très bien. Car il s'agit de la fosse supposée dernière en date. Donc dite "Thomas". « Nous n'existerons plus en tant que Français ! ». Il fallait ce montage, et il a été réalisé avec un certain brio à nos yeux.

Et de la part des services de police concernés – et compétents – quoi d'étonnant ? Ils ont fait leur boulot, ni plus ni moins. Et même un assez beau boulot. Sans signature ? – mais si bien sûr, avec la signature de cette absence de signature. Qui trahit des pros. De A à Z. Manque de chance, nous avons pu creuser le dossier, et il y a une trame évidente. Ce sont toujours les mêmes qui suivent certaines opérations de bout en bout. Et si toute la désinformation entretenue depuis quasi dix-huit mois peut berner le grand public – elle ne peut pas illusionner la partie civile qui te connaît. Et qui voit le dessous des cartes.

La police en question est astreinte au silence ? Mais c'est un silence éloquent. Alors peut être que cette comédie continuerait des années pour aboutir à un procès par contumace – sauf énorme surprise comme dit un journaliste, assurant prudemment ses arrières – mais pour nous les choses sont claires à cette heure, elles sont de l'ordre de l'évidence. Non seulement nous refusons cette dialectique piégée du fameux « suicide ou cavale ? », mais nous refusons tout autant de nous faire enfermer dans la toute première dialectique : culpabilité ou innocence ? Tout simplement parce que s'il y a bien eu des corps, il n'y a pas eu les morts que l'on dit – a  fortiori pas de crime. « Et si l'affaire de Nantes était une vaste supercherie ? »

C'est notre lecture des faits, te connaissant, ayant reçu ta lettre explicative, ayant OBSERVÉ le déroulement de l'affaire – avec tout le recul voulu – et ayant pu fouiller le dossier. Ayant pu retracer, à la fois votre départ, et les grandes lignes du montage. Et observer le basculement dès l'entrée en scène du procureur, de la police, et des médias. Une vraie pièce de théâtre. Macabre, oui.

Et si les représailles contre vous étaient bel et bien tombées, sous cette forme précisément ? Cela, c’est notre vision des choses – et elle n'engage personne d'autre. Mais qu'a-t-elle d'impossible ? ...

Le dossier ne comporte strictement aucune preuve contre toi, aucune empreinte, aucune signature. Juste des préparatifs de départ, familiaux. Et tes au revoir divers, aux personnes pour qui tu as de l'affection, à différents degrés. Avec le souci de chacun, les recommandations diverses. Tu n'allais pas expliquer aux directeurs d'école que tu travaillais avec la DEA, et à nous tes proches, prétexter des gastros ... La mauvaise foi de certains zélateurs, les trahit. Obscurantisme volontaire. Et donc significatif. Ils donnent dans le politiquement correct...

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Le virulent démenti du procureur, au quart de tour, quand nous avons dévoilé l'existence de menaces (le terme apparaissant pourtant à 5 reprises, sur deux procès verbaux... ignorés...) ; la supposée traque de "Claudia", jusqu'en février 2013, alors que son nom, et ses coordonnées, figurent en toutes lettres, et en bonne place au dossier, dans le relevé de vos contacts familiaux... Sais-tu que c'est Bertram qui a demandé à Maître Goldenstein de le signaler par courrier au juge... d'où l'annulation instantanée de l'émission de TV allemande censée la retrouver : cela non plus les médias ne te le diront pas – ni au grand public, pourtant tenu en haleine, et lassé, avec moult signalements et fausses pistes dérisoires.

Le sérieux et la fiabilité de cette enquête ?

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Que te dire de plus ? Emmanuel a été d'un immense courage, et cette misérable affaire nous a rapprochés, à quelque chose malheur est bon ! Il a été littéralement matraqué d'auditions quotidiennes pendant quasi un mois, un vrai lavage de cerveau – sic. Au bout duquel il ne savait plus où il en était – mais jamais il n'a été sûr de ta culpabilité. Il doutait dans un sens comme dans l'autre. Mais il te gardait toute son amitié de fond. Puis le temps a passé, nous avons pu lui parler des énormités du dossier, et ça s'est décanté. Il y voit beaucoup plus clair aujourd'hui... Il a déménagé – au calme. Il a perdu sa mère cet hiver. Tout rentre dans l'ordre doucement. Pour nous aussi tout va bien. Le plus dur, affreux, a été de te voir aussi méconnu – de presque tous. Pour cela, oui, nous avons pleuré. Voir l'image démentielle propagée tous azimuts par des médias dépourvus de conscience morale, ni même simplement professionnelle. Salir pour salir. Ils en ont trop fait.

Mais il en est sorti un bien. Et pour nous le principal est que vous soyez sains et saufs, sous d'autres cieux. Avec vos nouvelles identités. Partis à temps, surtout. Cela, nous l'avons su dès le premier instant, le 11 avril 2011, à réception de ta lettre : « Tous les oiseaux se sont envolés du nid à temps » – grâce à Dieu !

Il me reste à te dire que nous allons bien, pas de soucis; Maman est égale à elle-même, tu la connais;
et à t'embrasser bien fort, avec Agnès et les enfants.


Christine.



Ps. « Nous aurons tellement de choses à nous raconter plus tard ! » Tu as raison... Et a fortiori aujourd'hui ! Alors autant commencer dès maintenant. J'ai oublié de te raconter la perquisition, le 26 juillet 2011, à six heures du matin : une bonne dizaine de policiers, et deux commissaires, Versailles et Nanterre, avec bélier, gilets pare-balles, etc... Il y avait un côté surréaliste, pour nous qui vous savions tous expatriés. Cela ne leur a pas échappé, bien sûr.

Avant cela, nous avions eu notre audition, à domicile, le vendredi 22 avril 2011 (Vendredi Saint), à quatre heures de l'après-midi : en voyant la façon de procéder du policier, j'ai eu un flash, et là aussi la confirmation de ta lettre : je t'avais sous les yeux. Tu avais appris les techniques de manipulation PROFESSIONNELLE (qui n'a rien de commun, quant au fond, avec la manipulation affective. C'est là l'énorme contresens que font ceux qui ne te connaissent pas). Cela a été pour moi un magistral CQFD.

Vieux souvenirs ! Je te les raconte, avec mes décryptages : depuis deux ans, je subis la Censure invariablement. Assez de la langue de bois.

Géronimo ! ;-)







Lire aussi : Lettre à Xavier - 2  et  Autres photos.



Non solum ...  

samedi 2 mars 2013

La Vérité - 2

...au plan religieux.

Depuis le tout début de l'affaire, quelques esprits forts, jouant les bons apôtres, se sont empressés de mettre en avant la notion de délire mystique, puis de secte – censée expliquer l’affaire de Nantes. Bien sûr, sous le couvert de l'anonymat, régulièrement. Et davantage par goût du sensationnel, que par souci de vérité ou même simplement d'équité. 

Le seul inconvénient, c'est que ces personnes ont omis un détail – mais de taille – à savoir que les prétendus gourous, et prétendus adeptes, de la prétendue secte... sont aussi partie civile, soit en quelque sorte aux deux bouts de la chaîne. Ces "accusés" ont donc eu connaissance des auditions de leurs accusateurs – par exemple – ô ironie du sort. Situation qui ne manque pas de sel ; ni de comique. 

Le hors-série du Parisien, déjà évoqué, consacrant un article à ce thème, nous offre l'occasion de procéder à quelques rectifications. Hors-série fort intéressant, au demeurant, et dont certaines précautions oratoires, par endroits, sont remarquables. Et entre autres points positifs de ce magazine, notons dans cet article, la référence au miracle eucharistique de Saint-Christ, juin-juillet 1979, qui y figure en bonne place.

Ce miracle relève de la dévotion au Sacré-Cœur, grand classique de la mystique catholique traditionnelle (En France, Paray-le-Monial, la Basilique de Montmartre, etc...) : en 1856, le Pape Pie IX étend la Fête du Sacré-Cœur à l'Église universelle. Cette dévotion est, affirme Léon XIII, « la forme de religion la plus estimable », et même « la synthèse de toute la religion » selon les mots de Pie XI et Pie XII (encycliques Annum Sacrum, 1899, Miserentissimus Redemptor, 1928, et Haurietis Aquas, 1956).





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Quand l'affaire a éclaté, le mythe de la secte redoutable, instigatrice de crimes rituels, pourquoi pas, a fait son apparition... fort à propos. Un prétendu ami de Xavier, resté anonyme... insinuait dans une interview de l’époque une cause religieuse : un délire mystique... L'idée était semée, et allait faire son chemin. 

L'article du Parisien Enquêtes, page 50 à 53, est une fameuse compilation de ce qui a pu être avancé précédemment : Geneviève, mère de Xavier, et déclarée fondatrice de la secte de Philadelphie en 1964, aurait élevé celui-ci dans une ambiance ésotérique fort préjudiciable…


Il aurait violemment rejeté cette éducation, mais serait resté croyant en un Dieu impersonnel… et Dieu seul sait ce qu’il en est exactement : « les enquêteurs s’interrogent malgré tout : à quel point a-t-il rompu ? » (Page 53). L’idée du crime rituel est là, en filigrane. Sans compter que l’un des « adeptes » pourrait bien cacher le père de famille. D’où les perquisitions, et les visites policières à différents lieux de culte, considérés comme de possibles refuges pour le disparu.


Diabolisant peu ou prou la mystique catholique traditionnelle au passage, la démonstration est relativement bien ficelée : à défaut de mobile plausible (l’on n’élimine pas toute sa famille pour cause de dettes, surtout quand les enfants sont grands, et que l’on n’a aucune façade narcissique), voilà un mobile supra-rationnel : le mobile religieux. Idéal !, pour asseoir la théorie officielle, dominante jusqu’à ce jour. 


Affiche dans un bus versaillais, en juin 2011...

Le seul problème c’est qu’avec des « si » et des à-peu-près, l’on obtient une construction fantastique – dans tous les sens du terme.

Car Geneviève n’a jamais fondé de secte, ni même de groupe de prières. Il ne s’est rien passé en 1964. Xavier n’a jamais vécu dans un climat ésotérique étouffant. Et il n’a rien rejeté violemment.
Que l’on me permette un témoignage à ce sujet, en tant que témoin direct, contrairement au journaliste, qui se base, au mieux, sur des on-dit… Xavier et moi, Christine, avons partagé la même enfance ; nous nous sommes côtoyés à l’adolescence ; et nous sommes restés en contact, et en bons termes, à l’âge adulte.

Je suis allée chez Xavier et Agnès dans le midi, au moment des naissances, ou indépendamment, sur des périodes allant de deux à six semaines. J’ai partagé leur vie de tous les jours, étant reçue chez eux ; ce ne sont pas des étrangers, et je connais bien leurs fonctionnements, individuels et familiaux. 

C’est moi, par un quiproquo avec Xavier, qui ai été l’occasion de la remise en question de sa religion, en 1995. Il ne me l’a jamais reproché, et m’en a même remerciée plusieurs fois, estimant avoir eu là une occasion de progresser. Il n’y a eu aucun éclat. Il est venu en personne, nous dire en tête à tête qu’il prenait du recul vis-à-vis de la religion – et je lui ai moi-même aussitôt conseillé de maintenir une pratique ordinaire, s’il souhaitait mettre la mystique traditionnelle de côté. 

Ce qu’il a fait : Xavier a maintenu la pratique religieuse extérieure, pour sa famille, se rendant présent à tous les évènements familiaux tels que baptêmes, mariages, enterrements, communions, messes de Noël, etc… 

Qu’y a-t-il de révolté ou de sectaire en cela ? 




Beaucoup de points dans la suite de l’article sont romancés, voire tout simplement inventés. Mais à la décharge du journaliste, rappelons que ses sources sont sérieusement corrompues. Certains des documents, qui visiblement lui ont servi à écrire ses articles, sont partie intégrante du dossier – manque de chance.

L’article fait aussi état d’un fascicule de 60 pages, dont l’on pourrait croire qu’il soit de la main de Geneviève. En réalité ce document, d’après le résumé qui en est fait, émane d’un auteur-éditeur rencontré à quelques reprises entre mars et mai 1995, mais perdu de vue depuis. Nous nous sommes éloignés de lui en raison de divergences de vue fondamentales. Son interprétation rigoriste du « Message d’Amour et de Miséricorde » nous étant apparue dangereuse, et aux antipodes de l’esprit de l’Évangile. Les écrits de cet auteur-éditeur ayant de toute évidence inspiré le journaliste, rien d’étonnant à ce que son article soit perverti à un tel degré. Devrais-je réfuter des assertions telles que la maternité de l’antéchrist, ou celle de Lucifer, que l’on m’attribue ? Ou encore, dans le genre farfelu, « un monde où Satan est l’allié de Dieu et sauvera la terre de ses péchés » (sic) ? 

Et ainsi de suite… « Chapeau de paille – paillasson – somnambule – bulletin – tintamarre… » J’en oublie.

Entre en scène le « mécène » (sic – page 52). Subtile façon de diaboliser, cette fois, le cercle d’amis de Geneviève – qui n’en a ? – et leur soutien qui a empêché le naufrage familial en 1979 ; un moyen de gonfler la baudruche un peu plus. Pour clarifier les idées des lecteurs, précisons que la maison de Bréhat fut achetée par nos grands-parents en 1961, et que nous n’y sommes pas retournés depuis 18 ans. Elle fut rachetée par une amie, décédée maintenant, avec qui nous nous en sommes partagé l’usage pendant une dizaine d’années : par un accord amical et tacite qui allait de soi. Xavier et Agnès y ont fait un bref séjour en hiver au début de leur mariage. C’est tout.
Il n’y a jamais eu de réunions de groupe, là-bas, ou ailleurs, de « recrutement » (sic), de « projet religieux » de « la mère Dupont de Ligonnès » (sic). 

Et pas de « messe obligatoire », sous-entendu imposée par la mère de famille, pas plus que de Xavier « élève médiocre », de « carcan familial étouffant », ou de « grandes réunions du MAM » ; que Xavier ait fait quelques retraites classiques, telles que préparation de première communion, de confirmation, etc…, en tant que baptisé, c’est dans l’ordre des choses : pourquoi le monter en épingle de cette façon ? 

Il est exact qu’à une époque Agnès lisait le « Message d’Amour », le considérant d’origine surnaturelle (elle connaissait les prêtres soutenant Geneviève). Il est exact aussi qu’elle en a parlé à une ou plusieurs amies, avant et après 1995… malheureusement avec toutes les distorsions que l’on peut retrouver dans certaines auditions : florilège en finale, en guise de récréation. Le lecteur en jugera.


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L’un des inconvénients majeurs de ce type d’article, qui désinforme manifestement le grand public, est le coup fatal qu’il porte à la crédibilité du journaliste – évitons de généraliser en étendant la remarque aux médias. 

L’inconvénient des auditions fantaisistes de pseudo-témoins, déformant à l’envi les on-dit, étant la perte de temps et d’énergie infligée aux enquêteurs orientés sur des fausses pistes. Car effectivement il y a un bouquet d’auditions qui ont pour point commun une hostilité envers Geneviève, d’une part, et un certain fantastique d’autre part. Mais leur cause est identique : ce n’est pas le Message qui pose problème en soi, mais l’interprétation que d’aucuns en font : interprétation subjective d’esprits non rigoureux, très imaginatifs, enclins à l’exagération, et le plus souvent très mal informés.  

L’auteur-éditeur évoqué plus haut en fait partie, avec quelques autres. Agnès n’a pas évité cet écueil. Cependant, contre les assertions de Bruno de Stabenrath, je prends sa défense en connaissance de cause : jamais elle n’aurait porté la main sur ses enfants. Sachant le type de relation qui existait entre Agnès et nous avant sa disparition en avril 2011, et connaissant les fonctionnements d’Agnès, ma lecture des critiques de cette dernière envers sa belle-mère auprès de quelques amies, est que ce sujet lui servait de soupape pour exprimer ses inquiétudes pour la sécurité de son mari ; craintes qu’elle ne pouvait partager avec personne.

Qu’elle ait focalisé sur sa belle-mère, et sa belle-sœur, est une problématique banale. Qu’elle ait diabolisé une dimension de la foi envers laquelle elle avait mis une distance, c’est banal également. De là à insinuer un crime rituel (« sacrifice familial »), le pas est disproportionné… Car là encore, étant des deux côtés de la barrière, je suis bien placée pour savoir ce qu’il en était de nos relations : nous avions des divergences de vues, mais aucun différend. Aucune friction. Nous ne parlions d’ailleurs jamais de religion. Il y avait un statuquo, un modus vivendi : des échanges à Noël, aux fêtes, aux anniversaires, etc… Agnès n’a jamais cherché à couper avec nous, comme il est dit dans une audition : Agnès a pu le dire, c’est distinct. Focaliser sur « la secte » était un prétexte idéal pour extérioriser ses angoisses.

A l’appui de ce décryptage, un simple spécimen : Agnès s’est exprimée en ces termes sur un forum : « Ça fait un peu bizarre pour moi de parler de secte car ce n'en était pas une à proprement parler. Si on considère qu'une secte fait rentrer de l'argent, ce n'était pas le cas. En fait une femme disait avoir des messages divins et nous suivions tout ce qui était dit ». Il y a une certaine honnêteté dans les propos d’Agnès ici. Mais l’exagération est aussi visible… Personnellement, je n’ai pas connaissance que quelqu’un ait jamais tout suivi à la lettre. Agnès pas plus que Xavier, ni aucun autre des lecteurs. Pourquoi ? Parce que le « Message d’Amour » dit de suivre le Décalogue… Qui peut se vanter de le suivre à la lettre sans aucune entorse ?


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Le florilège, comme annoncé :

Béatrice, une connaissance du côté de Xavier : 
« On ne peut pas dire que le groupe soit animé par Geneviève mais elle aurait des révélations avec le Ciel par écriture automatique […] Je pense qu'il y a quelque chose de démoniaque dans ces messages, qui est transmis de manière inconsciente par Geneviève. »

Armelle, une proche du côté d’Agnès :
« Cette secte était tenue par le passé par la grand-mère de Xavier, puis ensuite par sa mère. [Une nièce de Xavier] était l'élue pressentie pour reprendre les rênes de la secte. […] Je crois me souvenir qu'Agnès m'avait dit que sa belle-mère vivait de pièces d'or, mais je n'ai pas plus de précisions. Au début où elle m'en parlait, je crois que la secte était composée d'environ 150 personnes. […] Ils étaient contre le pape, qu'ils avaient d'ailleurs projeté d'éliminer. […] La secte avait de nombreux endroits en France. Ils y entreposaient de la nourriture pour pouvoir tenir deux ans. […] En 1999, Agnès me dit que Christine est enceinte du diable. […] A mon sens Xavier pourrait se trouver dans un des refuges de la secte, où se trouve entreposé de la nourriture. Ou alors il aurait de faux papiers et se serait réfugié en Afrique. »

A rapprocher de l'article : « "Agnès racontait des sortes de messes noires où l'on invoquait Lucifer pour qu'il descende sur terre" se souvient, encore glacée, une proche d'Agnès. » Manifestement la même personne.

Guillaume, un proche du côté de Xavier, source de l’ADFI Versailles, et de Georges Fenech (ancien président de la MIVILUDES) :
« Hubert de Ligonnes, a quitté sa femme et ses enfants suite aux « délires » de son épouse Geneviève. »
« A une certaine époque, une statue de la Vierge [...] se serait mise à verser des larmes. Elle aurait alors été récupérée par Geneviève de Ligonnès puis installée à son domicile [...] à Versailles. Suite à cette affaire de "pseudo manifestation divine", le Chanoine R. aurait été chargé par le Vatican de surveiller le groupe. […] Suite à son décès [en 1987], un autre prêtre, le Père G. aurait été nommé pour surveiller à nouveau ce groupe de prière, mais il décède à son tour en 93/94 [en 2001 en réalité]. »
« Des rencontres sont organisées depuis peu entre les familles membres du groupe, afin, semble-t-il, d'accorder les déclarations éventuelles aux services enquêteurs dans le cadre de l'affaire de Xavier de Ligonnès. »
« Je n'ai plus la date exacte, mais je crois qu'au début décembre 1995, [mes proches] ont reçu un appel [...]. Cet appel avait pour destinataire toute la communauté [...]. Le but de l'appel était un commandement pour se retrouver dans une propriété [près de Rennes]. »

Antoine, un proche du côté de Xavier :
« Je pense qu'il faut chercher du côté de la secte de sa mère. Un monastère, je ne suis pas sûr. De toute façon, s'il est dans un monastère, il restera introuvable. C'est quasi inviolable, et il y a de quoi se cacher. Mais je penserais plus à la secte créée par sa mère. Je ne sais pas si elle a des ramifications dans le Var. Il faudrait que je puisse me renseigner sur cette secte, pour bien étudier le cas. A mon avis, il faut creuser du côté des catholiques extrémistes. Le problème c'est que je ne sais rien de cette secte, de ses ramifications. »

Julien, un proche du côté de Xavier :
« Je trouve malgré tout surprenant que Xavier ait pu garder des relations avec sa mère et sa sœur Christine qui vivent recluses dans un délire mystique et collectif, en ce sens qu'elles excluent quiconque ne partage pas leur croyance. Il se disait anticlérical mais peut-être pensait-il comme sa mère et sa sœur. Ce qui est sûr c'est qu'il a forcément été marqué par l'éducation reçue de sa mère. La mère de Xavier est sortie de la religion, à tel point que pour elle le pape est le diable. Je trouve également surprenant que la mère de Xavier et sa sœur aient communiqué à la presse par le biais d'un avocat, ce qui n'est pas leur genre. Elles ne parlent à personne. »

Lire "Mythes".


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Les plus belles perles de l'article du Parisien-Enquêtes (impossible de tout recenser) :

L'éducation stricte de Geneviève serait : « alimentation naturelle, alcool prohibé, glorification de la "pureté" et de la virginité » (page 51), tandis qu'elle prodiguerait des « conseils conjugaux » (page 53), et des directives particulières comme des  « prières à Lucifer » et des « encouragements à l'adultère » (encadré page 53)...

« Si le fonctionnement exact [du groupe] et le nombre de ses membres restent un mystère, les policiers en connaissent désormais la philosophie : préparer l'arrivée imminente de l'Antéchrist, annonciateur d'une Apocalypse libératrice »...

Manifestement difficile à démêler... De quoi y perdre son latin.


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Corollaire concernant l’année 1995 :

Fin 1994, début 1995, des amis de Geneviève font la connaissance d’un écrivain auto-éditeur, que nous appellerons "Jacques". Celui-ci est invité plusieurs fois à dîner chez eux, avec femme et enfant, et rencontre d’autres connaissances de Geneviève, mais pas cette dernière qui est alors à Versailles. Le 3 mars 1995, près de Rennes, est organisé un simple rendez-vous, au départ. Personne n’attendait la fin du monde, ni ce jour-là, ni en juin, ni à aucune autre date ! Mais de ce qui devait être une rencontre informelle, on en fera un véritable rassemblement, ce Jacques faisant venir plusieurs personnes, de sa famille et de sa belle-famille. Le propriétaire des lieux n’était pas ravi de voir tout ce monde débarquer chez lui… Et contrairement à ce qu’affirme Thibault Raisse, Xavier et Agnès n’ont pas participé à cette réunion, pas plus que Geneviève qui était à Versailles à ce moment-là. Elle ne rencontrera l’éditeur Jacques qu’une semaine plus tard, le 11 mars 1995, dans un autre lieu.

L’éditeur Jacques fait organiser plusieurs autres réunions en mars et avril 1995. Il reçoit aussi de l’aide financière de la part de certains des amis de Geneviève, soit en dons, soit par la vente de ses livres. Il fait venir à ces réunions d’autres personnes de sa connaissance. Mais sa vision des choses étant très éloignée de celle de Geneviève, une certaine distance s’installe rapidement, sans aucun éclat cependant. Jacques et Geneviève se verront pour la dernière fois en mai 1995. Quelques amis de Geneviève recevront ensuite un courrier de ce Jacques, dans lequel il calomniait Geneviève, l’accusant de manipulation à son égard. Il n’y avait pourtant jamais eu de réunions avant ce bref épisode, et il n’y en aura jamais plus par la suite. Sans compter que ces dîners et réunions autour de Jacques avaient été initiés avant même qu’il ne rencontre Geneviève. A la fin de l’été suivant, deux familles seront entendues par la gendarmerie, et l’affaire sera classée sans suite.

Dix-sept ans plus tard, en prenant connaissance du dossier de l’affaire de Nantes, nous avons découvert ce qui s’était passé en coulisses, les différents acteurs étant restés très discrets sur le sujet. Il n’y avait pas de quoi se vanter, en effet. Dès le mois de mai 1995, l’éditeur Jacques s’était entretenu avec un prêtre, que nous appellerons "l’abbé". Probablement pour justifier son attitude auprès de ses proches, Jacques lui avait expliqué que Geneviève l’avait manipulé, et qu’elle était très dangereuse, et sous influence satanique. Il témoigne alors de « l'aide OCCULTE [sic] que Geneviève reçoit pour la rédaction des derniers messages : en effet ceux-ci requièrent une connaissance gnostique profonde ainsi qu'un recul nécessaire pour les compiler avec la science du serpent. […] S'il y a folie mystique, je maintiens qu'il existe également une aide préternaturelle pour rédiger les messages gnostiques que j'ai lus à la fin, avant de piéger la prétendue voyante [sic] sur l'esprit qui l'assistait. »

L’abbé a alors contacté l’ADFI de Rennes, et a rédigé un rapport, sur la base des allégations de l’éditeur Jacques, sans doute compilées dans le « fascicule », de 19 ou 60 pages selon les articles de Thibault Raisse. Ce fascicule n’a donc pas été composé par Geneviève, mais par Jacques lui-même. Nous n’en connaissions pas l’existence avant son évocation dans les médias, fin 2011, et serions très heureux de pouvoir consulter un jour ce chef-d’œuvre, qui n’a pas été versé au dossier. 

L’abbé, sans avoir pris la précaution de rencontrer Geneviève, qu’il n’avait jamais vue, conclut arbitrairement à la folie de cette dernière dans son rapport à l’ADFI, en ajoutant toutefois une réserve : « A moins, et ce point n'est pas à écarter, que Geneviève de Ligonnès se soit livrée à des pratiques occultes : spiritisme, magie... dans ce cas on pourrait avoir un cas d'infiltration ou d'infestation par un esprit du mal. »

L’abbé avait-il le droit d’écrire cela à l’ADFI, sans même vérifier par lui-même ce qu’il en était ? Du point de vue rationnel, non. Et du point de vue doctrinal, non plus. C’est même une grave imprudence de sa part. La doctrine catholique est claire sur ce point : avant de se prononcer sur une « révélation privée », selon la terminologie catholique, « il est nécessaire de connaître les qualités et les défauts des personnes qui se croient favorisées de révélations. Or il faut pour cela, étudier leurs qualités naturelles et surnaturelles » (Précis de Théologie ascétique et mystique - A. Tanquerey). Et par conséquent les rencontrer en tout premier lieu, et s’entretenir avec elles. Ce qu’avaient fait tous les autres prêtres ayant entouré et soutenu Geneviève avant cet épisode de 1995.

Pourtant il eût été relativement facile à l’abbé de rentrer en contact avec Geneviève, s’il l’avait voulu. La famille de ce prêtre et celle de Bertram se connaissent bien : elles cousinent « à la mode de Bretagne ». S’il l'avait fait, peut-être que l’abbé n’aurait pas fait cette erreur de discernement. Et si lui, tout comme l’ADFI, avaient été mieux renseignés sur le genre littéraire produit par l’éditeur Jacques, peut-être se seraient-ils méfiés un peu plus avant de tirer de telles conclusions sur la base de ses déclarations. En tout état de cause, il eût fallu rédiger le rapport au mode conditionnel.

Personne n’a été hospitalisé dans un service psychiatrique. C’est l’abbé qui a pris contact avec le service psychiatrique de Rennes, fin juin 1995. A la lecture de certains écrits, vraisemblablement le fameux fascicule de Jacques, en effet du genre « délirant », le responsable du service lui a conseillé de saisir le procureur d'Avranches. D'où les auditions chez les gendarmes… classées sans suite.

...Il n'est pas du tout certain que l'éditeur Jacques, comme l'abbé, soient contents que leurs écrits et rapports aient été communiqués par l'UNADFI aux journalistes. Et pérennisés en partie par la télévision  en  2011, dans un reportage sur l'affaire. Ils n'avaient probablement pas prévu cette indiscrétion, et la récupération à des fins publicitaires que l'UNADFI et la MIVILUDES (ou plutôt leurs présidents respectifs) allaient faire plusieurs années après...


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« Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage »…

Nous prenons la défense de Xavier depuis la première heure, et dénonçons les amalgames indus qui ont été faits aussi dès la première heure. Amalgames trop faciles, appuyés par des citations de Xavier sorties de leur contexte, et vidées de leur sens. 

Quel mobile idéal, que le mobile religieux…



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Lire aussi "Mythes".






vendredi 1 mars 2013

Témoignage d'une amie d'enfance de Christine



Le 4 mai 2011 



Ma très chère Christine, 

Je suis bouleversée par le courage de ton témoignage. Je veux t’assurer encore et encore de mon amitié et surtout de ma prière pour Xavier et pour toi. Je suis sonnée depuis que j’ai appris l’horrible nouvelle. Je n’arrive pas à réaliser ! Je n’ai pas revu Xavier depuis de longues années mais je sais que vous êtes incapables de violence dans la famille. 

Que puis-je faire pour vous en plus de la prière ? Je me rends souvent à Notre-Dame des Victoires. Souviens-toi que nous aimions réciter la neuvaine qui lui est dédiée. Je vais la redire spécialement pour Xavier et j’irai mettre une veilleuse pour lui à Paris. 

Je t’embrasse très affectueusement,

Marie*



Notre-Dame des Victoires, Paris




* le prénom a été modifié.



Réponse de Xavier Dupont de Ligonnès à Philippe Bilger


 FICTION 

Le Parisien Enquêtes, février-mars 2013, page 84



Monsieur, 

Vous m'avez écrit, sous couvert de fiction, une virulente harangue : un véritable réquisitoire, paraît-il.

Bien à l'abri de toutes poursuites, derrière votre petite gommette orange en haut de page, naturellement.

Je ne vous ai pas lu, mais j'ai mes informateurs. 

Vous me voyez, dites-vous ? – moi aussi, je vous vois, dans le monde de l'imaginaire où vous vous placez. Ou plus précisément je vous regarde. 

Loin de moi l'idée de me justifier, de vous haranguer en retour, de me venger le moins du monde : ce n'est pas dans mon caractère ; et surtout, dans cette affaire fictive, où – accusé fictif – l'on m'a condamné sans procès, chacun s'est finalement jugé lui-même spontanément, dévoilant son propre fond. Ou son bon fonds, le cas échéant.

Vous me voyez ? J'ai plutôt l'impression, Monsieur, que vous vous regardez au miroir ; vous écoutant parler complaisamment, vous berçant d'illusions. Et que, tel Monsieur Patier dans sa propre fiction, vous me projetez tout simplement les crimes que vous portez en vous : votre mal-être personnel – avec délectation.

À moins que vous n'ayez profité de l'occasion, pour simplement vous mettre en avant : petit coup de pub au passage, comme cet auteur de roman, ou cet autre – qui  se présente comme un ami – ? Pour ne citer qu'eux.

Quoi qu'il en soit, le discernement vous a fait défaut, en ce pas de clerc. Il me reste à vous souhaiter beaucoup de lucidité à présent ; et une capacité d'autocritique, assortie d'une remise en question à la hauteur d'un réquisitoire qui s'est trompé de cible.

Wishing you all the best,

Xavier Dupont de Ligonnès

 FICTION -

Quelques échos ...





* Commentaire très pertinent de "Zounil" au sujet des photos et de la difficulté de creuser les fosses, indiqué par un ami, sur le forum  de France 2 "Non élucidé" Dupont de Ligonnès :

« Trés intéressant ; cela a dû représenter un travail considérable, d'autant qu'il a été très  très bien fait. La Police va se retirer sans n'avoir rien remarqué; une policière qui se trouve alors dans le jardin, remarque une grande planche en agglo placée sous la terrasse ; elle sert de fond de niche aux chiens ; quelque chose l'intrigue : la gamelle des chiens se trouve sous la planche et pas dessus; elle soulève la planche, d'où la suite.

Pour avoir fait ce genre de travail dans mon jardin, je sais que pour le faire sans trace, il faut mettre une bâche pour recevoir la terre, et éviter qu'elle ne laisse par terre, des traces impossibles à enlever ; il n'y en a pas, sinon la Police les aurait remarquées (surtout en regardant le jardin, du haut de la terrasse). Il y a eu trop de terre, sans doute un mètre cube au moins, soit prés d'une tonne; elle a du être enlevée, et jetée à l'extérieur ; c'est un travail colossal ; je le sais aussi pour l'avoir fait.

Cette photo se trouve dans un post du blog de la soeur Christine de XDDL ; elle relève qu'il y a là un sérieux problème d'autant que son frère a mal au dos et à l'épaule; compte tenu de la hauteur de la terrasse (1m20) il a dû travailler à genoux, sans outils à manche long comme des pioches ou des pelles; il a en tout remué deux mètres cubes et demi de terre, soit plus de deux tonnes et demie; il a dû les sortir, puis les remettre en place ou aller les jeter dehors ; ça fait cinq tonnes au moins !

Sérieuse question en effet totalement occultée par les medias. Merci de nous l'avoir communiqué. »


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Autre témoignage, tout aussi pertinent, et dont nous remercions aussi l'auteur :

« [...] Peut être auriez vous l'occasion de mentionner ma remarque (je lis souvent le blog).

Ayant déjà eu à creuser une fosse chez moi (fosse de mécanicien il y a 10 ans) avec une pelle articulée type armée il y a un truc qui est sûr :
- on a mal au dos
- on sort des quantités énormes de terre qui se décompacte : à la longue ça fait un gros volume
- on finit à genoux cassé par la fatigue

A l’époque j'avais un palan dans mon garage et avec la fatigue j'oubliais et donc je m'y cognais la tête systématiquement. Aie !

Tout ça pour dire que sous la terrasse j'aurais regardé les traces sur le béton sous l'hourdis pour voir si un cheveu ou des traces de pelle ne s'y sont pas logés...

Ensuite celui qui a creusé a dû avoir du cal et des ampoules aux mains donc a dû utiliser du sparadrap, et s'il a fait ça la nuit une baladeuse donc voir des traces de doigts sur une prise à proximité...

Cordialement. Eric. »


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Lire également : Quelques échos...  2.



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mis à jour le 21 mars 2013




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