AVERTISSEMENT

AVERTISSEMENT Ce blog a pour raison d'être de rééquilibrer la problématique de l'affaire de Nantes, et de remettre à l'honneur la présomption d'innocence.

Il s'adresse en particulier à tous ceux et celles qui restent meurtris, et qui ne renoncent pas à comprendre.

En tant que partie civile, nous avons pu constater dans le dossier que les informations qui ont fuité dans les médias provenaient d’une sélection d'éléments à charge, pour une raison que nous ne nous expliquons pas. Alors qu'il existe pourtant quantité d'éléments à décharge dont l'importance est minimisée.

Pour résumer notre position [...] Réfléchir autrement.

Bertram et Christine de Verdun (sœur de Xavier)

« Message d'Amour et de Miséricorde –

ŒUVRE DE RÉDEMPTION »



- En 1971-72, Geneviève, née de pieux parents catholiques pratiquants, reçoit les premiers messages d’une "révélation privée", selon la terminologie catholique, traitant de la Crise de l’Église ; elle en parle à son confesseur, ainsi qu'à quelques amis sur sa paroisse. 

- Une amie suggère de faire éditer un petit recueil de ces messages, pour en faire bénéficier un plus grand nombre de personnes. 

- En 1973 le « Message d'Amour et de Miséricorde – ŒUVRE DE RÉDEMPTION » (titre original) est édité à mille exemplaires, par quelques proches bénévoles, et distribué gratuitement dans le milieu catholique environnant. Il n'a pas de but lucratif et n'a pas de nom d'auteur, puisqu'il s'agit de messages donnés à Geneviève sur le mode de la "révélation privée", et sont signés de Notre-Seigneur pour la majorité d’entre eux. Depuis le décret du Pape Paul VI (A.A.S. du 29 décembre 1966), l'Imprimatur n'est plus requis pour ce type de publication, ni l'enquête diocésaine ; néanmoins le confesseur de Geneviève apporte sa caution, et approuve la diffusion. 

- Peu après, une autre amie qui assurait déjà la diffusion d'autres messages du même ordre, et de documents de piété, propose de le rééditer dans un format légèrement différent ; ce qui est fait à dix mille exemplaires, vendus prix coûtant. Elle en assure la diffusion au moyen de son propre fichier d’adresses, bénévolement. 


- C'est par ce biais que plusieurs nouveaux prêtres entrent en contact avec Geneviève, tous favorables : citons par exemple le Père Lelong (†), dominicain, alors chroniqueur au quotidien « L'Aurore », et qui l'encourage chaleureusement. Et notamment le Chanoine R. qui deviendra son directeur (à la suite du Père R.) et la soutiendra dans cette voie, jusqu'à sa mort en 1987. Le Père G. (prédicateur de renom des retraites de Saint Ignace), connu ainsi également, en fera de même jusqu'à sa mort en 2001. Précisons que les messages ne sont évidemment pas écrits en "écriture automatique" (interdite par l'Église, car assimilée au spiritisme), mais tout au contraire ils sont écrits avec une calligraphie harmonieuse, sur un mode diamétralement opposé : c'est le Chanoine R. qui le premier fit le rapprochement avec les onciales.

- En 1974, une petite suite est publiée, sous forme de plaquette. Elle met surtout l'accent sur le respect dû au pape Paul VI, malgré que les réformes liturgiques incitent à la critique.

- La même année, l'abbé Roger Rebut fait éditer un livret intitulé « Je ne peux plus surseoir... Message d'Amour et de Miséricorde », reprenant, parmi d'autres textes issus de révélations privées, une partie des messages diffusés de 1972 à 1974.


- En 1979 a lieu le Miracle de Saint-Christ (photo ci-dessous), Geneviève n'étant pas sur place, mais quelques messages s'y rapportent alors. C’est aussi l’année du départ d’Hubert de Ligonnès en Afrique, sans aucun motif religieux.  

- Dans les années 80-90, des lecteurs s'enquièrent d'une suite ; et plusieurs proposition de traductions et de réédition sont refusées par Geneviève, le contexte religieux général ayant évolué, et le M.A.M. s'adressant, dans les années 1970, à des personnes aux prises avec des cas de conscience aigus devant les différentes innovations liturgiques, suite au Concile Vatican II (communion dans la main, retournement des autels face au peuple, abandon de la liturgie tridentine et du latin, etc.), contexte douloureux et problématique à l'époque, mais difficilement imaginable quarante ans plus tard, surtout pour les générations suivantes, nées après Vatican II et n'ayant que peu de points de comparaison. Faute de saisir la tension existant alors entre conservateurs et modernistes ou innovateurs, la lecture du livret M.A.M. peut susciter de nombreux contre-sens, surtout pour un lecteur non averti. S'adressant aux personnes vivant concrètement les suites directes du concile, et les perturbations générées sur les paroisses (le « raz de marée de Vatican II », selon certains. La chute des vocations, la perte de la foi, sont une réalité indéniable), le Message reçut un accueil favorable général, sur le moment, tant de la part de religieux, que de laïcs. Lu dans un contexte tout différent, il n'a plus la même connotation, ni la même raison d'être. Il n'y a donc plus de diffusion publique de messages, mais il continue en privé, Geneviève recevant par exemple des prières ; seuls quelques amis de longue date les partagent : une dizaine de personnes. Peut-on sérieusement parler de secte ? 

- En 1987, mort du Chanoine R. Le Message continue, selon une promesse reçue dès les débuts. 

- Fin 1994, début 1995, Geneviève fait la découverte d'un jeune auteur, par le biais d'une troisième amie, en décembre 1994. Cet auteur semble avoir quelques vues en commun, et elle le rencontre pour la première fois, mi-mars 1995, chez cette même amie. Mais ce ne sera pas concluant, les divergences étant sérieuses, et après quelques péripéties chacun suivra sa propre route : elle le verra pour la dernière fois fin mai 1995. 

- En 2001, mort du Père G. Le Message continue, comme annoncé. 

- En 2011, l'affaire de Nantes éclate, avec les amalgames indus et farfelus que l'on sait, prévisibles ; et le Message a bon dos.

- Il est important de rappeler que jamais Geneviève n'a recherché une quelconque publicité, ni dans le passé, ni au moment de l'affaire. Ce sont les indiscrétions, les ragots et les déformations, aggravés par les fuites médiatiques, qui ont attiré abusivement le projecteur sur elle ; et associé son nom au Message d'Amour et de Miséricorde à l'échelle du grand public, à l'encontre de l'anonymat qu'elle a toujours conservé auparavant, par souci de réserve.

- Février 2013, le mythe a pris des proportions comiques... Selon le hors-série du Parisien, pages 50-53, la redoutable secte de Philadelphie prépare l'avènement de l'Antéchrist. Pas moins... Cherchez l'erreur.


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Quelques grands thèmes du « Message d’Amour et de Miséricorde – ŒUVRE DE RÉDEMPTION » : l’adoration, la réparation, l’intercession. Ce sont de grands basiques de la religion catholique, tout baptisé étant convié à participer à la Rédemption, selon le thème de la co-rédemption évoqué notamment par Saint Paul (Colossiens 1,24). 

Thèmes pouvant de prime abord choquer ou étonner les non-catholiques, mais il n’y a aucun élitisme narcissique dans les pages du Message, au regard de la doctrine catholique, quoiqu’un lecteur superficiel et pressé puisse en éprouver la sensation. Contre-sens majeur à éviter, que la simple diffusion à 11000 exemplaires suffit à désamorcer.

« Que tu saches que ceux que mon Père m'a confiés sont ceux que J'ai payés de mon Sang versé pour eux. 
Oui tous ceux qui sont devenus enfants de Dieu par le baptême. 
Mais sache que mon Sacrifice, Je l'ai accompli pour l'Humanité toute entière, et que mon Amour est le même pour chacun d'entre vous »
« Message d’Amour et de Miséricorde – ŒUVRE DE RÉDEMPTION »
Extrait, page 166 - 26 mai 1973




Culte du Sacré-Cœur et Dévotion au Chef-Sacré